22 Youssef S.

Camille Tremblay-Antoine

Youssef est un jeune marocain de 24 ans venu étudier au Québec afin d’obtenir un diplôme bien reconnu dans son pays d’origine, mais qui eut le coup de foudre pour cette région du Canada. Ayant obtenu son diplôme de MBA en affaires électroniques en décembre 2016, Youssef retourna au Maroc pour des vacances avant de revenir au Québec.

Avant le départ

Natif de Fès, la plus ancienne ville du Maroc, Youssef vint étudier au Canada en raison de sa bonne réputation à l’international et de la valorisation des diplômes nord-américains dans son pays. Son choix s’est porté sur la ville de Québec, car son oncle y habite, ce qui a facilité les démarches pour l’entrée au pays.

Le jeune diplômé explique que les démarches pour obtenir les autorisations de séjour et d’étude pour le Québec furent longues, surtout en ce qui concerne la preuve des fonds nécessaires pour assumer les frais de vie et d’étude au Canada.

Pour Youssef, le séjour au Canada fut une expérience très positive.

Moi, je n’ai jamais trouvé de problème au Québec. C’est sûr que je ne ressemble pas à un arabe, mais j’ai vraiment beaucoup d’amis au Québec.

En effet, l’ancien étudiant s’est lié d’amitié avec plusieurs collègues de sa maîtrise, de la communauté étudiante étrangère, ainsi que dans son milieu de travail.

En tant qu’étudiant, il s’était d’ailleurs beaucoup impliqué dans la communauté universitaire, particulièrement en tant que vice-président d’Ingénieurs Sans Frontières et webmestre pour le magazine Intercom des étudiants en communication publique.

Adaptation aux particularités québécoises

Le diplômé marocain s’était préparé psychologiquement aux températures hivernales du Québec, souvent présentées comme la plus grande appréhension des immigrants.

Je savais que je devais m’attendre à des -30°, mais quand je suis arrivé et que j’ai ressenti ces températures, c’était moins pire que ce que je pensais.

Selon Youssef, les infrastructures sont très bien conçues pour le froid, avec des autobus et des bâtiments chauffés, ainsi que des tunnels entre les pavillons universitaires.

Youssef affirme que le choc culturel s’est plutôt produit au niveau des valeurs, notamment concernant l’importance, pour lui, des valeurs familiales par rapport à celles professionnelles ou encore concernant l’omniprésence de l’individualisme dans la société québécoise.

Être immigrant au Québec

L’ancien étudiant en affaires électroniques mentionna la grande solidarité québécoise et l’ouverture quant à l’accueil des immigrants, comparativement aux pays d’Europe.

On peut parfois se sentir pas chez nous, mais vous, les Québécois, quand vous allez ailleurs au Canada, c’est la même chose. Vous allez vous sentir différents. On ne va jamais se sentir 100 % chez nous, c’est quelque chose de normal.

Après l’événement malheureux à la mosquée de Québec en janvier 2017 ou encore la menace à la bombe à l’Université Concordia, il croit que c’est au gouvernement de sensibiliser la population.

Maintenant de retour au Maroc pour des vacances, Youssef va revenir au Québec pour y acquérir quelques années d’expérience dans son domaine professionnel. Il précise qu’il « ne se voit pas vivre ailleurs, en tant qu’immigrant, qu’au Canada ». Le jeune professionnel a d’ailleurs déjà obtenu son permis de travail au pays ainsi que son certificat de sélection du Québec.

Ancienne médina de Fès, la ville natale de Youssef. La construction de cette section de la ville date du VIIIe siècle. Crédit : Youssef S.

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