Engagement et distanciation en histoire ouvrière

Benoît Kermoal

« j’ai un peu l’impression d’avoir mieux compris ce que pouvait être le métier d’historien »

« Que peut-on dire d’autre sur ma présence estivale dans ces Espaces réflexifs »? Paraphrasant Jean-Luc Godard qui affirme qu’on parle toujours de la clé du problème, jamais de la serrure, je dirais tout d’abord que réfléchir à une démarche réflexive en histoire m’a obligé à m’interroger bien davantage sur ma pratique de recherche et sur les outils et conceptions méthodologiques que je peux mobiliser. J’ai un peu l’impression d’avoir mieux compris ce que pouvait être le métier d’historien. Surtout je crois aussi avoir mieux compris par ce moment réflexif ce qu’écrit Philippe Artières dans sa contribution au livre collectif A quoi sert l’histoire aujourd’hui? (Laurentin, 2010) : pour lui l’histoire « c’est le contraire d’un monument aux morts, histoire du présent, histoire pour les présents. À quoi sert l’histoire : à rester en vie » (p. 128) (Benoît Kermoal, Juillet 2012)

Affiche de la CGT, mai 1936 (détail)

Je m’intéresse ici à un aspect que je trouve important dans ma propre recherche en cours, à savoir le rapport que nous entretenons avec notre objet d’étude. Le titre choisi pour cet article, « Engagement et distanciation en histoire ouvrière », est une claire allusion aux travaux de Norbert Elias (1993). Travaillant sur l’histoire du socialisme et du mouvement ouvrier, je suis souvent confronté aux interrogations mises en perspective par Elias : quelle est la bonne distance à avoir par rapport à son objet d’étude? Comment concilier le nécessaire modus operandi scientifique et l’intérêt personnel et sensible que j’éprouve à étudier le mouvement ouvrier? Il s’agit donc ici de s’interroger à la fois sur mon objet d’étude d’un point de vue épistémologique et d’un point de vue politique. L’utilisation des concepts d’Elias sera donc en quelque sorte le « fil rouge », ce qui permettra de dépasser d’éventuelles critiques superficielles à propos d’une pratique « partisane » de l’histoire ou de vouloir chercher dans ce domaine la chimère de l’« objectivité » à tout prix au risque de passer à côté de l’essentiel.

Mais comment aborder cet aspect dans une démarche réflexive et complémentaire aux différentes approches développées dans les Espaces réflexifs et dans ce livre liquide ?

« dépasser d’éventuelles critiques superficielles à propos d’une pratique “partisane” de l’histoire ou de vouloir chercher dans ce domaine la chimère de l’“objectivité” à tout prix au risque de passer à côté de l’essentiel »

Lors de mon séjour dans la Villa réflexive, en juillet 2012, mon projet initial était d’examiner, sous l’angle global et multiforme de la réflexivité, les notions d’engagement et de distanciation dans le champ de l’histoire du mouvement ouvrier et du mouvement socialiste. Cet article est l’occasion de revenir sur quelques points saillants de la réflexion menée.

« Revenant d’Éragny, avec toujours cette violente émotion » (Annie Ernaux) : ma part de réflexivité

Interlude 1 : Au départ une photo, la date je ne la connais pas. Tu es au bord d’une route. Je sais qu’on est dans les années 1960, mais c’est tout : aucun autre moyen de savoir la date, je sais, ce n’est pas terrible pour un historien. Je pense par contre que cela doit être autour d’Éragny. À l’époque c’était un petit village où tu habitais, aujourd’hui c’est une commune de l’agglomération de Cergy-Pontoise, plus rien ne doit ressembler à ce que tu as connu. Pourquoi être venu là? Comme beaucoup de Bretons dans les années 1950, il n’y avait pas de travail dans le village où tu habitais, alors partir c’était la seule solution. Mais je ne sais pas grand-chose d’autre. Répondre à la question : pourquoi faire de l’histoire? Peut-être pour partir à la recherche de tes traces. Tu es né une année […]

La subjectivité de l’histoire

En abordant des parcours d’historiens, de philosophes et de militants, je voulais tout d’abord examiner les rapports qu’ils avaient pu entretenir avec les notions d’objectivité et de subjectivité. Il ressort que ces notions sont incluses forcément dans le travail de l’historien. Il faut y réfléchir, les tordre dans un sens et les retordre dans l’autre, les malaxer car elles sont consubstantielles de la pratique de l’histoire. On ne peut pas se soustraire au monde, se réfugier dans le passé et en ressortir couvert d’un savoir éclairé d’objectivité. Cela implique peut-être que pour bien travailler sur l’histoire du monde ouvrier, il soit utile d’en connaître des bribes de l’intérieur. Mais cela n’implique pas qu’on se mette au service d’une cause, les règles historiques obligeant aussi à une certaine indépendance d’esprit. Les deux attitudes peuvent d’ailleurs être contradictoires. Dans les parcours rappelés, on peut ainsi voir que l’implication militante se fait souvent en début de carrière et qu’ensuite on assiste à un désengagement. Mais ce n’est pas forcément le respect des règles de l’histoire savante qui explique ce retrait, peut-être davantage le manque de temps, la lassitude ou la déception.

Interlude 2 :

[…] de crise, 1929, dans une famille de paysans qui ne possédaient pas grand chose. Mais je ne connais pas l’enfance, de tout ça je ne sais rien. À peine peut-être une anecdote ou deux comme celle où tu as été un peu tabassé par un soldat allemand parce que tu ne comprenais pas ce qu’il te disait. Il faut dire que lors de leur retraite, ils n’ont pas hésité à tirer un peu partout dans le village, je sais depuis qu’une de tes cousines a été tuée au bord de la route. Mais tout cela est-ce vraiment vrai? Décidément je ne suis pas très bon comme historien! Établir des faits, vérifier les sources, analyser les documents : oui bien sûr mais la fragilité de ce que je sais est plus présente, il y a trop de blancs, de silences, il faut les accepter, faire avec. Donc tu y étais de 1962 […]

Le second point qui m’apparaît important est que cette question implique aussi une réflexion sur les méthodes à utiliser : il ne s’agit pas seulement de s’interroger sur les présupposés d’une histoire qui serait engagée ou d’une pratique de la discipline qu’on jugerait de l’extérieur partisane, mais bien davantage des conséquences méthodologiques d’une telle implication. La plupart des parcours étudiés mêlent les interrogations sur leur engagement, la construction d’une carrière avec le modus operandi mobilisé pour mener à bien leurs recherches historiques ou autres. En contre point, l’évocation des paroles et écrits de militant-e-s montrent que ce type de question est aussi plus largement partagé et n’est pas exclusif d’une pratique de l’histoire savante.

Interlude 3 :

[…] à 1971, moi je suis né après. Cette usine fabriquait du papier, j’ai tellement souvent entendu dire que « tu travaillais à la papeterie ». Je ne sais pas ce que tu y faisais. Plus tard, lorsque j’ai demandé comment je devais appeler ton métier pour remplir tu sais les fiches de rentrée que tous les profs demandent, on m’a dit d’écrire « Ouvrier Spécialisé ». J’étais d’ailleurs fier d’écrire « spécialisé » je me demandais d’ailleurs quelle pouvait être ta spécialité. Plus tard, j’ai compris qu’en fait la définition d’OS impliquait qu’il n’y avait justement pas de spécialisation : « Ouvrier auquel sont confiés soit des travaux courants, qu’il exécute seul ou en assistant un ouvrier professionnel, soit des travaux de séries simples et faciles ou rendus tels par une organisation rationnelle ou des dispositifs appropriés ». Dès que tu as pu, tu es revenu en Bretagne, où tu as continué à être […]

Ce qu’il aurait fallu aussi dire

Poursuivre cette analyse m’oblige à souligner les insuffisances du dispositif mis en place. Cela est dû tout d’abord au manque de temps et à la nécessité d’écrire un billet tous les 3 ou 4 jours. En conséquence, plusieurs points envisagés ne l’ont pas été, et sans doute que dans les itinéraires ou les problématiques exposées, les lacunes sont nombreuses. Il aurait en effet fallu prendre le temps de consacrer une étude au parcours de Georges Haupt[1], à celui de Madeleine Réberioux ou encore relater l’influence d’autres expériences comme celle de l’History Workshop. Il aurait fallu aussi élargir une telle problématique à l’étude complexe des rapports entre les historiens et le communisme pour pouvoir prétendre aborder la question de l’engagement et de la distanciation en histoire ouvrière. Mais aussi une telle réflexion devrait s’inscrire dans une plus large histoire sociale des sciences sociales.

Il aurait été nécessaire surtout d’inscrire cette interrogation dans le champ historiographique actuel du socialisme : où en est en effet l’histoire du socialisme aujourd’hui? Pour répondre à cette question, il faudrait évoquer le rôle de l’Office Universitaire de Recherche Socialiste et les débats qu’il a pu impulser dans ce domaine. Il faudrait aussi s’interroger sur les liens qu’entretiennent les historien-ne-s actuel-le-s du socialisme avec leur objet d’étude comme Vincent Duclert a pu le faire dans son excellente préface à son livre La Gauche devant l’Histoire. J’ai bien conscience de toutes mes lacunes, et les mentionner ici en donnant quelques liens est sans doute un moyen de se rattraper.

Interlude 4

[…] OS dans une autre usine. J’ai mis du temps à être fier d’être un enfant d’ouvrier, cela n’était pas facile en fait, il fallait accepter sans rechigner que le monde n’est pas forcément fait pour soi, que les ouvriers sont chargés de travailler, bosser, trimer : le salaire indiqué sur ce bulletin, je ne sais pas non plus combien cela représente. Non tu as raison, vraiment, je ne suis pas très convaincant comme historien, j’ai encore beaucoup de progrès à faire, mais je m’y attelle rassure-toi. Surtout être ouvrier contrairement à ce que d’autres croient, cela ne veut pas dire être forcément de gauche, communiste, à la CGT, etc. Je ne connais même pas trop tes idées politiques, je pense toutefois qu’on n’avait pas les mêmes. Je sais juste que tu t’es mis en grève en mai 68, comme les autres, parce qu’il le fallait, parce qu’aussi c’était justifié, les patrons, le capital, l’exploitation, tout ça. Et puis comme vous étiez logés par le patron, il n’a pas accepté et il est venu te le dire : fallait choisir, la grève ou être viré de ton logement! Tu es resté dans le logement alors, je ne sais pas ce que tu as pensé à ce moment là, je devine l’air satisfait du patron, je te vois aussi courber l’échine. Il […]

Potlatch sur Twitter

Je voudrais d’ailleurs insister sur un autre point important de ma présence de « juilletiste » à la Villa réflexive : les échanges consécutifs aux billets publiés sur twitter. Marie-Anne Paveau a d’ailleurs parfaitement expliqué dans le dernier billet publié sur son carnet de recherche La Pensée du Discours tout l’intérêt qu’on peut porter à l’utilisation de Twitter dans l’élaboration d’un travail de recherche. C’est un effet un formidable espace d’échanges, de réflexions partagées, de partages de connaissances et d’élaboration de problématiques collectives. C’est maintenant d’ailleurs l’occasion pour moi de remercier toutes les lectrices et tous les lecteurs qui ont trouvé de l’intérêt à la lecture des billets. Les échanges ont aussi pour conséquence de faire de mes écrits un travail « augmenté » pour les réflexions faites par d’autres. Et je dois aussi dire que je lis avec une certaine délectation les critiques de ce réseau social qui, selon certains intellectuels comme Loïc Wacquant (voir son entretien dans le numéro de Philosophie Magazine de juin 2012), entraîneraient un appauvrissement de la pensée, une agitation cognitive néfaste et serait l’incarnation d’une paresse intellectuelle. Cela nous laisse envisager encore de longs et beaux jours pour disposer avec Twitter d’un formidable lieu d’échanges. C’est aussi pour moi un lieu d’apprentissage et de renégociation perpétuelle des notions d’engagement et de distanciation, tant il m’arrive d’y mêler tweets au contenu politique et tweets liés à mon activité de recherche. Quelques esprits étriqués y ont pu voir la manifestation de mon incapacité à ne pouvoir faire qu’une histoire partisane. J’espère avoir réussi à montrer un peu du contraire durant ce mois de juillet.

Interlude 5 :

[…] faut dire que tu n’y mets pas du tien non plus : je n’ai pas de lettres de toi, pas d’écrits, peu de documents, à peine une signature où on peut deviner ta main tremblotante et ton manque d’habitude, alors évidemment je ne sais pas grand chose. Tu es juste un passant de l’histoire, et tu es passé bien vite je trouve. C’est vrai, je devrais interroger les témoins, reconstituer ton parcours, retrouver tes traces, remettre la main sur des documents, autant de choses que je fais par ailleurs pour ma thèse. D’accord tu as raison, je vais le faire, parce que tous ces blancs, toutes ces questions sans réponse, tout ton passé que j’aurais bien mal à relater, c’est aussi ce qui m’a fait faire de l’histoire : mener […]

Interlude 6 :

l’enquête, trouver une trace puis une autre. Parmi le peu de documents qu’on a gardé de toi, c’est étonnant, il y a tes papiers militaires. C’est un peu comme pour les militants qui ont vécu la guerre de 14 sur lesquels je travaille : j’ai souvent juste quelques renseignements trouvés dans les archives militaires et j’arrive toutefois à reconstituer leur parcours. Donc pour toi, cela devrait être plus facile, il y a ces papiers militaires et puis quelques autres archives, il y a aussi encore des témoins, il y a des traces, je devrais donc réussir à pouvoir le faire. Avant cela, il me faut terminer la thèse, apprendre encore le métier d’historien, manier les sources, l’écriture, trouver aussi la bonne distance, ne pas se laisser submerger par les sentiments, la fatigue ou le découragement. Pourquoi le faire? Par nécessité.

Regarder en historien
Discussion
« Bonjour,
j’ai apprécié votre mise en perspective du texte inédit de Lucien Febvre et de l’analyse de Jean Lecuir. La conscience de ne pas « être complet » vous honore, mais il est regrettable que sur la question de l’attitude de Lucien Febvre pendant l’occupation allemande, vous citiez la très mauvaise querelle faite à Lucien Febvre par Philippe Burrin et quelques autres qui n’avaient ni vérifié leurs sources ni cherché à compléter leurs informations. Lisez à ce sujet la très éclairante postface de Denis et Elisabeth Crouzet d’un autre inédit de Lucien Febvre, tout récemment édité : Nous sommes des sang-mêlés. Manuel d’histoire de la civilisation française, ed. Albin Michel, 2012, 392 p. Lisez ce texte étonnant et oubliez la méchante polémique qui a causé bien du tort à la mémoire de Lucien Febvre. »
Brigitte Mazon,  05/07/2012 à 22:09
« Bonjour
Merci beaucoup pour votre commentaire et pour vos précisions. Je n’ai pas encore lu le livre que vous évoquez mais je vais m’empresser de le faire . En ce qui concerne la polémique née du livre de Burrin,vous avez raison mais comme j’ai commencé à lire L.Febvre au moment de la sortie de « La France allemande » lorsque j’étais étudiant (peut-être que c’est d’ailleurs à cause de cela que j’ai commencé à lire un livre qui m’a beaucoup marqué: »combats pour l’histoire ») j’ai cru devoir l’évoquer rapidement. Merci encore pour votre lecture attentive. »
Benoît Kermoal,  06/07/2012 à 12:45
Discussion
« encore un bien passionnant billet…
je ne connaissais pas cette édition des lettres de rl par ak, sa préface est un bien joli texte – « comme si l’un était plus vrai que l’autre » pose très directement la question de la vérité historique, c’est intéressant
je trouve que toute ton interrogation rejoint bien le « postdualisme » qui s’installe depuis une quinzaine d’années et qui remet en cause les grands dualisme, et en particulier celui entre émotion et raison, à partir de damasio essentiellement, mais il y a pas mal de travaux dans différents champs sur la prise en compte des émotions dans les activités rationnelles – et ce que tu dis, prudemment, de la prise en compte de l’intime, me semble bien entrer dans cette approche et j’imagine que ça pose de redoutables problèmes méthodologiques : comment « vérifier » la validité d’une source « intime »? il faut déplacer les critères, je suppose, et donc avoir un répertoire de critères de vérité variés – est-ce que les historiens français acceptent ces différents régimes de vérité? en tous cas les linguistes, peu ou même pas du tout!
je suis un peu sceptique sur la définition de la pluridisciplinarité (je l’ai lue comme ça) donnée par fd à propos des sources orales – je la trouve un peu légère : comment l’historien va-t-il se former en psychologie, en archivistique, en linguistique, sociologie, etc. je trouve sa description un peu prométhéenne, et je préfère l’idée d’un travail collectif : rassembler une équipe avec ces compétences – je suis pour la pluridisciplinarité de la recherche, mais non pour que le chercheur se fasse passer pour ce qu’il n’est pas (mais je radicalise peut-être à partir d’un petit extrait)
j’aimerais bien que tu fasses un billet, ici ou chez toi, sur ton expérience avec les témoins déportés, à laquelle tu fais allusion, et en particulier sur ce que tu dis de ton écoute difficile (nouveau dispositif dans la #villa : la commande de billet…) »
Marie-Anne Paveau,  27/07/2012 à 07:37
« Merci Marie-Anne pour ton commentaire qui me permet d’approfondir encore ma réflexion. Concernant le livre de R.Luxembourg, je dois dire que c’est une lecture vraiment intéressante,et écouter A.Grinberg a quelque chose d’assez magique je trouve. Pour ce que tu dis de la citation de F.Descamps, je dois reconnaître que je suis d’accord avec toi : je l’ai d’ailleurs plus mis ici comme un programme d’ensemble de ce qu’il faut mobiliser comme compétences et je ne trouve pas non plus qu’en historien on puisse tout faire , cela renvoie à l’idée  » impérialiste » de l’histoire où il suffit d’emprunter quelques mots et quelques concepts pour faire de la sociologie, de la linguistique, etc. Et donc c’est vrai qu’un travail collectif et des échanges, ce serait une bonne solution. C’est d’ailleurs une chance qu’offre cette villa réflexive car de mon côté je vois de nombreux points communs de réflexion et également des façons de voir différentes et enrichissantes. Enfin en ce qui concerne la rédaction d’un billet à propos des quelques expériences d’entretiens avec des personnes déportées, je dois dire qu’il me y réfléchir : c’est surtout une forme d’apprentissage de l’entretien qui s’est faite après coup. Je croyais naïvement en étant étudiant qu’il suffisait de préparer des questions, de bien organiser un déroulé de l’entretien pour avoir des réponses intéressantes et un  » bon  » entretien. Je n’avais pas mesuré assez stupidement que cela ne pouvait pas se passer comme cela tant cela impliquait des émotions, de la part du témoin mais aussi de mon côté. Or, je n’avais pas forcément  » prévu » cela. Bref en théorie j’avais parfaitement préparé mes entretiens ( en lisant beaucoup sur les entretiens ou sur le contexte historique) mais dans la pratique cela ne s’est pas du tout passé comme prévu. Le coût  » émotionnel » n’est pas mesurable, il m’a fallu un peu de temps pour conduire ensuite des entretiens moins mauvais. Mais en répondant rapidement ici, je me rends que tu as sans doute raison : je devrais peut-être essayer de revenir dans un billet sur cette expérience! »,
Benoît Kermoal,  27/07/2012 à 09:36

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Billets originaux

Kermoal, Benoît, 1er juillet 2012, « Comment trouver la bonne distance? », Espaces réflexifs [carnet de recherche], consulté le 26 février 2018. http://reflexivites.hypotheses.org/2610

Kermoal, Benoît, 29 juillet 2012, « “Revenant d’Éragny, avec toujours cette violente émotion” : ma part de réflexivité », Espaces réflexifs [carnet de recherche], consulté le 26 février 2018. http://reflexivites.hypotheses.org/2770

Toutes les photographies : coll. particulière, droits réservés.


  1. Voir sur cet historien l'avant-dernier numéro des Cahiers Jaurès. On peut lire en particulier le texte du cinéaste René Guédiguian : « l’historien au cœur conscient ».

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