Module 8 : Stratégies d’analyse des informations collectées

36 Analyses de contenu (documentaire, entrevues, etc.)

Marietou Niang

Présentation du thème et de l’autrice du chapitre

L’analyse de contenu n’est pas chose facile. Chaque définition ou approche sous-tend un positionnement épistémologique, une façon de voir ou d’opérationnaliser la recherche, des finalités poursuivies par le chercheur ou la chercheuse, des orientations disciplinaires, ainsi que des sensibilités méthodologiques. Pour baliser les différentes approches et finalités assignées à l’analyse de contenu dans la littérature scientifique, je vais aborder dans ce texte deux grands positionnements épistémologiques : une positiviste et l’autre interprétativiste et constructiviste. Chacun d’entre eux posent un débat de fond sur la nature du contenu à analyser, le rôle du chercheur ou de la chercheuse dans le processus d’analyse, ainsi que la scientificité ou la rigueur de l’analyse.

Marietou Niang est doctorante en santé communautaire à l’Université Laval. Elle est détentrice d’un baccalauréat multidisciplinaire en anthropologie et sociologie et d’une maîtrise en santé publique. Elle enseigne à l’Université du Québec à Rimouski et à l’École d’innovation sociale Élisabeth-Bruyère de l’Université Saint-Paul. Ses intérêts de recherche sont les méthodes de recherche qualitative, la modélisation systémique qualitative, l’innovation sociale, et la santé des femmes et des enfants en Afrique subsaharienne.

Introduction

Quand je demande à des étudiant-e-s de relever leur plus grand défi rencontré avec l’analyse de contenu, la plupart des réponses est liée aux procédures techniques, notamment la codification, les étapes de l’analyse ou encore le rôle du logiciel dans l’analyse. Ces procédures sont d’ailleurs relevées dans plusieurs livres de méthodologie. Elles concernent généralement l’organisation des données (la transcription, le transfert et le traitement des données dans un logiciel d’analyse), la lecture et relecture, les découpages (en thèmes, catégories, nœuds, codes), les représentations visuelles (en tableaux, cartes conceptuelles, images), et la quantification ou le traitement statistique des données (Cresswell, 2007; Drisko et Maschi, 2015; Paillé et Mucchielli, 2016). Cette technicité est importante dans le processus d’analyse, car elle permet d’assurer une certaine maîtrise des données qui sont souvent nombreuses, éclectiques et éparses. Si on compare au travail en cuisine, elle renvoie aux ustensiles ou matériels indispensables sans lesquels nous ne pouvons pas réaliser la recette.

Toutefois, la technicité ne suffit pas. Tout comme la réalisation d’une recette de cuisine, le processus cognitif permettant d’assembler, de relier, d’agencer les ingrédients est une condition sine qua non de l’analyse de contenu. La cognition fait appel aux perceptions, aux sensations, à la mémoire, aux représentations, au langage et aux aspects culturels, au raisonnement, à la prise de décision, et à l’apprentissage qui permettent au chercheur ou à la chercheuse de saisir le sens des données à analyser. Sur ce point, rappelons que l’objectif de l’analyse de contenu, peu importe la posture épistémologique adoptée, est la recherche de sens. Et ceci que les données à analyser soient sous forme audio, vidéo ou texte; ou encore qu’elles soient produites avec une personne (interviewée, participante à une étude), par la personne qui effectue la recherche (notes de terrain), par une institution ou organisation (notes, rapports, tout type de documents).

L’analyse ne s’attache pas seulement à un contenu spécifiquement recueilli, mais aussi aux contextes sociaux, culturels, politiques, historiques qui sont enracinés dans un discours qui lui-même est produit à un moment, dans un lieu et par une personne (ou des personnes). Analyser ce discours situé demande alors d’aller au-delà de la technicité ou des opérations et manipulations techniques pour mettre en œuvre « des ressources de l’intelligence pour saisir des significations » (Paillé et Mucchielli, 2016 : 15).

Si la recherche de significations semble être le dénominateur commun dans l’analyse de contenu, la définir n’est pas chose facile. Chaque définition sous-tend un positionnement épistémologique, une façon de voir ou d’opérationnaliser la recherche, des finalités poursuivies par le chercheur ou la chercheuse, des orientations disciplinaires, ou encore des sensibilités méthodologiques. Pour baliser les différentes définitions et finalités assignées à l’analyse de contenu dans la littérature scientifique, je vais relever dans les lignes qui suivent deux grands positionnements épistémologiques qui sont d’une part positiviste et d’autre part interprétativiste et constructiviste. Ces positions posent un débat de fond sur la nature du contenu à analyser, le rôle du chercheur ou de la chercheuse dans le processus d’analyse, et la scientificité ou la rigueur de l’analyse.

L’analyse du contenu manifeste : une visée de quantification

Cette première perspective est souvent associée aux « premiers théoriciens » de l’analyse de contenu (Mucchielli, 2006). Elle a émergé avant 1970 (L’Écuyer, 1990) et a été beaucoup influencée par le behaviorisme[1] (Bardin, 2013; Messu, 1990). Elle conçoit l’analyse de contenu comme une procédure objective, déductive, systématique et quantitative. Dans ce courant de pensée, soutenu par des auteurs comme Berelson (1952) et Holsti (1969), les données sont traitées comme des objets. La personne qui fait l’analyse doit seulement s’en tenir à ce qu’il lit et non ce qu’il y a entre les lignes pour découvrir les significations d’un discours. Tout est dans le contenu manifeste! L’analyse est alors une démarche « d’autopsie » dans laquelle les données à analyser peuvent être disséquées, connues sans pour autant subir l’influence d’une quelconque subjectivité (Mucchielli, 2006). Par le fait même, l’objectivité de l’analyse est promue comme étant le principe scientifique par excellence et elle évacue toute tentative d’interprétations venant du chercheur ou de la chercheuse.

La finalité de ce type d’analyse de contenu est d’arriver à émettre des mesures, des occurrences ou des comparaisons utilisant des méthodes statistiques ou quantitatives (Ezzy, 2002; L’Écuyer, 1990; Mucchielli, 2006). L’analyse peut prendre différentes formes : descriptive, exploratoire, corrélative et explicative (Drisko et Maschi, 2015). Pour préserver la rigueur méthodologique, les catégories d’analyse sont le plus souvent définies préalablement avec une grande précision et stabilité permettant de valider les résultats de l’analyse auprès de plusieurs personnes codeuses. L’analyse de contenu est alors de nature déductive, elle permet de vérifier ou de valider une théorie préexistante. Cette perspective est différente de l’analyse thématique qui est, quant à elle, inductive, c’est-à-dire facilitant l’émergence des catégories d’analyse à partir des données (Ezzy, 2002).

Ce positionnement est ancré dans le paradigme positiviste ou réaliste qui prône la neutralité scientifique conçue ici comme un gage de l’activité de production de connaissances ou de saisie de sens dans le processus d’analyse.

L’analyse du contenu latent : une visée d’interprétation

La deuxième perspective est souvent appelée inférentielle (Mucchielli, 2006) ou interprétative (Drisko et Maschi, 2015). Elle a émergé après les années 1970 (L’Écuyer, 1990). Les auteurs et autrices qui l’ont supportée insistent sur la recherche de sens de façon beaucoup plus accentuée que les tenant-e-s de l’analyse du contenu manifeste (L’Écuyer, 1990; Messu, 1990; Mucchielli, 2006). L’analyse de contenu est définie comme une approche qui permet d’aller au-delà du contenu manifeste pour rendre explicite le contenu latent des données. En ce sens, l’analyse ne se limite pas à une simple description du « quoi » et du « comment » des données. Elle vise à comprendre le « pourquoi » (Drisko et Maschi, 2015) ou les significations « non dévoilées » des données (Messu, 1990).

Les données ne sont alors pas traitées comme des objets intangibles ou comme une représentation exhaustive et objective du réel. Elles sont plutôt situées dans une réalité subjective comportant des symboles, des codes, des non-dits, ou encore un langage particulier. À la différence de la première perspective, celle-ci intègre la subjectivité dans la démarche scientifique. De ce fait, le chercheur ou la chercheuse détient un rôle important dans le processus d’analyse, car c’est depuis sa façon de voir le monde qu’il ou elle tente d’accéder à la connaissance ou à l’intelligibilité des données. Bien que la rigueur scientifique soit importante dans ce courant de pensée, il existe un débat sur les façons de voir l’objectivité et la subjectivité dans la démarche d’analyse.

Pour Mucchielli (2006), l’analyse doit être soumise à des règles strictes qui peuvent être apprises et transmises. Selon lui, la question des méthodes sûres et fiables est centrale dans le processus d’analyse. Le rôle du chercheur ou de la chercheuse est d’arriver à expliciter les données, tout en évitant de les interpréter ou de les traduire selon ses propres orientations. Sur ce point, Mucchielli met au centre de l’analyse le discours lui-même, et insiste sur l’importance de ne pas dénaturer le sens des données. Selon cet auteur, l’analyse de contenu doit rester une procédure objective et méthodique. Il demeure donc important de contrôler la subjectivité de la personne qui fait l’analyse, notamment l’influence de ses idéologies, de sa sensibilité, de ses émotions ou de ses orientations théoriques dans la recherche de significations. Prenons l’exemple d’analyse de discours d’une personne qui relate une expérience de viol commis sur une adolescente. En tant que femme, féministe affirmée, je peux être portée durant l’analyse à faire parler mes affects et émotions de dégoût, de révolte, d’indignation et de me positionner dans une relation empathique avec la victime. Cela peut m’emmener à interpréter le discours selon mes propres ressentis. Dans cette situation, Mucchielli préconise de prendre certaines précautions pour assurer la rigueur scientifique de l’analyse, telles que la nécessité de comprendre le langage utilisé et les idées émises dans le contenu à analyser, et la mise en application de certaines techniques pour éviter les biais affectifs et idéologiques, par exemple, l’utilisation de plusieurs personnes codeuses et la validation inter-juges.

C’est dans cet ordre d’idées que L’Écuyer (1990 : 14) situe la finalité de l’analyse de contenu comme suit :

L’objectif ultime de toute analyse de contenu est de déterminer la signification exacte du message étudié, que ce message soit un poème, un discours, un article de journal, un écrit scientifique, un roman, un récit de vie, un rapport verbal, un écrit relatif à une expérience intérieure, un fil, etc. En somme, par ce procédé le chercheur tente de découvrir ce que l’information analysée signifie, ce que l’auteur du message a voulu dire exactement, non pas par rapport à l’interprétation subjective du chercheur, mais bien par rapport au point de vue de l’AUTEUR même du message. (L’auteur qui souligne)

A contrario de cette posture, d’autres chercheurs et chercheuses font appel à une reconnaissance de la fécondité subjective de l’analyste comme étant fondamentale dans le processus d’analyse. Selon Messu (1990), le sens d’un discours ne prend corps que dans une relation interlocutive impliquant un locutaire (émetteur ou émettrice du discours) et un allocutaire (récepteur ou réceptrice du discours). Cet auteur se dissocie de l’antagonisme souvent présenté entre l’objectivité et la subjectivité pour assurer la rigueur scientifique de l’analyse. Selon lui, le chercheur ou la chercheuse ne devrait pas être obligé-e de choisir entre ces deux pôles. L’intégration de leur antagonisme dans la démarche d’objectivation scientifique est une plus-value à la qualité de l’analyse. La personne qui mène l’analyse n’est pas une machine : elle a des valeurs, des préjugés, des intentions, des émotions qu’on ne peut contrôler ou neutraliser facilement. En plus, tout processus d’analyse est une rencontre intersubjective; il se pose ainsi inéluctablement des enjeux discursifs et symboliques. Cela rend la recherche de l’objectivité quasiment impossible, et fait même douter de la pertinence de cette notion.

Messu et L’Écuyer ont soulevé une préférence pour la notion d’objectivation et non d’objectivité. L’objectivation scientifique ou participante, prise dans le sens du sociologue Pierre Bourdieu (2003a et 2003b), fait référence à une analyse réflexive sur le sujet connaissant (le chercheur ou la chercheuse) qui se déploie sous la forme de vigilance épistémologique et méthodologique. À cette fin, le sujet connaissant fait une auto-analyse de sa position par rapport aux données, mais également du rapport qui se crée entre lui et le contenu à analyser. Reprenant l’exemple du discours portant sur le viol : au lieu d’être dans un processus de neutraliser mes affects, je réfléchis activement sur les raisons sous-jacentes qui m’emmènent à avoir certaines émotions et de les utiliser dans le travail d’analyse. Par exemple, me questionner sur le sentiment d’empathie que je porte envers la victime est une opportunité de réfléchir sur la dimension de la solidarité ou du sentiment d’oppression commune des femmes. Ce travail réflexif permet de formuler de nouvelles questions qui peuvent apporter de nouvelles dimensions dans la compréhension du discours (Harris et Huntington, 2000). Sur ce point, la surveillance et la gestion des émotions durant le processus de recherche peuvent améliorer la qualité de la recherche, mais également le sentiment de réussite et le bien-être du chercheur ou de la chercheuse (Harris et Huntington, 2000).

Suivant ce raisonnement, ce n’est pas le contrôle ou la neutralisation de la subjectivité du sujet connaissant et du processus cognitif qui se déploient durant l’analyse qui permet d’assurer ou d’apprécier la scientificité de l’analyse. Le savoir-faire du chercheur ou de la chercheuse ainsi que la relation qu’il ou elle crée avec le discours à analyser constituent une énergie créatrice. L’interprétation dans cette perspective est alors perçue comme une approche qui permet de « déplier ou développer » la pensée de la personne qui émet le discours (Messu, 1990) et non une tentative d’en déformer le sens. En ce sens, l’analyse n’est pas seulement un pourvoyeur de citations à la recherche, mais elle permet de dévoiler des significations qui, d’une part, ne dénaturent pas les propos du discours et, d’autre part, sont originales et pertinentes pour l’objet et les finalités poursuivies par la recherche. La réflexivité devient alors une démarche essentielle permettant d’assurer la rigueur méthodologique de l’analyse.

Elle se déploie de trois façons :

  1. Une autoréflexion sur soi (en tant que chercheur et chercheuse);
  2. Une réflexion sur la pratique d’analyse incluant le rapport qui se crée avec le discours;
  3. Une réflexion sur les actions et décisions menées en cours d’analyse.

De façon pratique, la réflexivité facilite l’identification des biais qui peuvent affecter les décisions conceptuelles, méthodologiques et analytiques (Drisko et Maschi, 2015) afin d’y apporter des stratégies de contournement et d’atténuation, autant que possible.

Tout compte fait, l’analyse de contenu à visée inférentielle ou interprétative permet au chercheur ou la chercheuse de s’intéresser au contenu latent et aux éléments contextuels dans lesquels sont produites les données. Le codage peut porter à la fois sur le contenu manifeste et le contenu latent. Son ancrage paradigmatique n’est pas fermé, certain-e-s auteurs et autrices sont plus dans le paradigme positiviste tandis que d’autres se situent dans les épistémologies interprétativistes et constructivistes. Ces positionnements s’entrevoient dans les différences idéologiques sur la façon d’intégrer ou non la subjectivité de l’analyste dans la démarche scientifique. Les approches qualitatives sont le plus souvent utilisées; certaines études peuvent néanmoins intégrer des dimensions quantitatives pour illustrer, par exemple, les fréquences des codes ou thèmes de recherche (Drisko et Maschi, 2015).

Conclusion

Les différents positionnements présentés ici permettent de relever que l’analyse de contenu n’est pas uniforme. Elle peut s’inscrire dans diverses approches, tant qualitatives que quantitatives. Si le débat a beaucoup porté, dans le passé, sur la méthodologie à privilégier, il est important pour le chercheur ou la chercheuse de comprendre que le traitement qualitatif ou quantitatif des données doit être guidé par la nature du matériel (L’Écuyer, 1990). La quantification ne constitue pas la finalité de l’analyse de contenu (Mucchielli, 2006) et ne détermine pas la valeur méthodologique de l’analyse. Plusieurs recherches n’utilisent pas de techniques quantitatives et statistiques; elles sont plutôt orientées de manière interprétative ou narrative sur les significations du matériel à analyser (L’Écuyer, 1990). Selon cet auteur, les techniques qualitatives sont même considérées comme étant plus pertinentes dans la plupart des cas où l’on utilise l’analyse de contenu. En revanche, il existe une prépondérance de l’utilisation des concepts et approches de la recherche quantitative tendant à limiter l’analyse à des considérations purement objectives ou à des procédures statistiques.

Cela dit, je soutiens ici que toute démarche d’analyse possède une visée descriptive (se limiter à ce qui est dit), compréhensive (comprendre le matériel à analyser) et interprétative (interpréter les faits ou décortiquer le discours selon votre position sociale et selon la problématique et les finalités de votre recherche). Qu’importe le chemin que vous arpentez pour faire l’analyse de contenu, il est important d’avoir à l’esprit qu’elle n’est pas une étape dissociée du reste de la recherche. De ce fait, la recherche du sens dans le matériel à analyser est un exercice intellectuel qui doit être soumis à une rigueur scientifique dont les techniques et les stratégies sont orientées par votre positionnement épistémologique. Ne pas lier la technique d’analyse à votre posture épistémologique, théorique et méthodologique peut vous emmener à vous intéresser durant le processus d’analyse à des éléments non pertinents pour votre recherche et vos propres finalités.

Bibliographie commentée

Bardin, L. (2013). L’analyse de contenu (2e édition « Quadrige. ed.). Paris : Presses universitaires de France.

Ce livre est écrit dans un langage accessible pour comprendre l’analyse de contenu en sciences humaines. Il présente l’histoire de l’analyse de contenu et, à travers des exemples concrets, il permet d’en saisir des procédures techniques et cognitives.

Bourdieu, P. (2003a). Participant objectivation. Journal of the royal anthropological institute9(2), 281-294. https://doi.org/10.1111/1467-9655.00150

Bourdieu, P. (2003b). L’objectivation participante. Actes de la recherche en sciences sociales, 150, 43-58. https://doi.org/10.3917/arss.150.0043

Les deux manuscrits de Pierre Bourdieu permettent de comprendre l’objectivation participante qui a été proposée par ce sociologue. L’auteur donne des exemples concrets de la manière dont il a déployé le processus d’objectivation dans plusieurs de ces recherches.

Cresswell, J. W. (2007). Qualitative Inquiry & Research Design-Choosing Among Five Approaches (3 ed.). Thousand Oaks, California : Sage Publications.

Ce livre a le mérite de présenter la recherche qualitative selon cinq approches fondamentales qui sont : la recherche narrative, la phénoménologie, la théorie ancrée, l’ethnographie et l’étude de cas.

Drisko, J. W., et Maschi, T. (2015). Content analysis (Ser. Pocket guides to social work research methods). Oxford University Press.

Ce livre présente les variations existantes dans l’analyse de contenu qui sont subdivisées en trois branches : l’analyse de contenu de base, l’analyse de contenu interprétative et l’analyse de contenu qualitative. Il permet d’avoir un aperçu des différentes traditions de l’analyse de contenu et les considérations méthodologiques particulières à chacune.

Ezzy, D. (2002). Qualitative analysis : practice and innovation. Taylor & Francis.

Ce livre permet de comprendre les différences entre les approches inductive, déductive et abductive. Il est aussi intéressant pour les personnes intéressées à savoir comment mener une analyse en même temps que la collecte des données.

L’Écuyer, R. (1990). Méthodologie de l’analyse développementale de contenu : méthode gps et concept de soi. Presses de l’Université du Québec.

Ce livre permet d’avoir des connaissances sur le déroulement de l’analyse de contenu et aborde les questions de rigueur scientifique. Il donne un aperçu d’application de l’analyse de contenu dans une recherche donnée.

Harris, J., & Huntington, A. (2000). Emotions as analytic tools : Qualitative research, feelings, and psychotherapeutic insights. Dans K. Gilbert (éd.), The emotional nature of qualitative research(pp. 129-146). Boca Raton, FL : CRC Press.

Ce chapitre de livre est fort intéressant pour ceux et celles qui s’intéressent à la question des affects ou émotions dans le processus de recherche.

Messu, M. (1990). Subjectivité et analyse de contenu. Dans CRÉDOC (éd), L’analyse de contenu : premiers éléments de réflexion (pp. 29-50). (Ser. Cahier de recherche / Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, no 6). https://www.credoc.fr/publications/lanalyse-de-contenu-premiers-elements-de-reflexion

Ce chapitre permet de comprendre le rapport entre le chercheur ou la chercheuse avec le discours à analyser. Il propose une avenue intéressante dans la manière d’envisager la subjectivité dans le processus d’analyse.

Mucchielli, R. (2006). L’analyse de contenu : des documents et des communications (9e éd. ed.). Issy-les-Moulineaux : ESF.

Ce livre permet de connaitre des outils méthodiques qui peuvent guider le chercheur ou la chercheuse dans le processus d’analyse de contenu. En plus, il éclaire les différentes formes que peut prendre l’analyse de contenu.

Paillé, P., & Mucchielli, A. (2016). L’analyse qualitative en sciences humaines et sociales (Quatrième édition ed.). [Paris] : Armand Colin.

C’est un des rares livres en français qui traite de l’analyse qualitative de façon approfondie et en présentant différentes approches qui peuvent être déployées dans une recherche.

Références complémentaires

Berelson, B. (1952). Content analysis in communication research. Glencoe, IL : The Free Press.

Holsti, O. R. (1969). Content analysis for the social sciences and humanities. Addison-Wesley publ.

Ces deux livres sont des classiques sur l’analyse de contenu.


  1. Le behaviorisme ou le comportementalisme est un courant de pensée en psychologie qui a dominé le XIXème siècle. Il s’intéresse à la prédiction, la modification et le contrôle du comportement humain dans une vision objective de la science.