Module 10 : Diffusion et restitution des savoirs créés

49 Les dispositifs de médiation science-société

Mélodie Faury

Présentation du thème et de l’autrice du chapitre

Ce chapitre aborde la question des médiations science-société, c’est-à-dire les situations dans lesquelles sciences et société civile sont en relation : leurs différentes formes, leurs enjeux, leurs intérêts pour les étudiant-e-s en sciences humaines et sociales (SHS). Les dispositifs sont questionnés selon les modèles de communication qu’ils mobilisent et les relations science-société qu’ils construisent.

Mélodie Faury est docteure en sciences de l’information et de la communication dans le domaine des études de sciences. Elle a été responsable de 2012 à 2018 de la Maison pour la science en Alsace vivant à rapprocher les enseignants et enseignantes des chercheurs et chercheuses pour l’enseignement des sciences. Depuis 2017, elle enseigne les sciences-sociétés et les sciences ouvertes à l’Université de Strasbourg, en Licence science et technique, en Master Sciences-société et aux doctorants et doctorantes dans le cadre des formations transversales. Elle travaille sur les pratiques de communication dans l’activité de recherche et sur la réflexivité.

Pour les doctorant-e-s, apprendre à faire de la médiation scientifique commence souvent par savoir « vulgariser » les résultats de sa recherche, et passe par la maîtrise de certaines pratiques de communication, impliquant une clarté, une justesse du propos, sa pertinence, sa lisibilité et son intelligibilité, la prise en compte d’un tiers (lectorat, auditoire, participant-e-s au dispositif), de ses facteurs d’intérêt, de l’effort cognitif versus de l’effet cognitif de l’acquisition d’une information, etc. Il s’agit en résumé de « toujours se mettre à la place de ceux à qui l’on s’adresse », message clé de tout guide ou formation à la vulgarisation[1].

Ainsi, un contrat de communication s’établit entre le locuteur ou la locutrice et ses interlocuteurs et interlocutrices, exigeant le respect de la règle de quantité (donner ni trop, ni trop peu d’informations), la règle de qualité (ne pas affirmer ce que l’on pense faux ou incertain), la règle de relation (parler à propos) et la règle de modalité (être aussi clair et bref que possible).

Les dispositifs de médiation science-société

Georgio Agamben (2014) propose une définition du dispositif, que nous pouvons transposer aux dispositifs de médiation science-société : « tout ce qui a, d’une manière ou une autre, la capacité de capturer, d’orienter, de déterminer, d’intercepter, de modeler, de contrôler et d’assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants »[2]. Il nous invite ainsi à rester critique quant à ce qui se joue dans ces dispositifs, quant à l’effet que ceux-ci ont sur nos corps, nos langages – ce que nous pouvons dire ou non, nos manières de penser (et de ne pas penser). Je présente donc d’abord quelques exemples de médiation pour ensuite en discuter quelques enjeux.

Le journalisme scientifique

Le journalisme est un type de médiation. C’est un métier très différent de celui de la recherche dans ses missions comme dans ses enjeux en termes de production de discours. Des formes hybrides sont imaginées pour permettre aux approches et connaissances des scientifiques de s’engager dans l’espace public sous la forme d’informations argumentées et étayées. C’est par exemple l’ambition du site The conversation, où journalistes et scientifiques co-écrivent, et dont il existe une version valorisant notamment les travaux d’universitaires africain-e-s[3] et auquel vous pouvez participer à partir de votre expertise sur votre sujet de thèse.

Figure 1. Exemple d’article sur la page « Afrique » du site The conversation https://theconversation.com/multilinguisme-au-senegal-dans-quelle-s-langue-s-informer-et-impliquer-les-populations-121996

Les réseaux sociaux

L’engagement des scientifiques dans la médiation science-société passe aussi par les réseaux sociaux, en particulier par Twitter et Facebook où leurs travaux peuvent être diffusés, mis en circulation au-delà du cercle de pairs, ou encore faire l’objet d’échanges et construire des communautés d’intérêt autour d’un travail de recherche.

Facebook accueille par exemple une large dynamique en lien avec le projet SOHA[4]. Twitter permet également de faire de la veille et de s’appuyer sur l’intelligence collective. C’est un réseau social où sont présent-e-s de nombreux et nombreuses scientifiques et qui est souvent associé à la pratique de la veille par flux RSS[5] ou encore au blogging.

Le blogging scientifique

Les blogs individuels tenus par des scientifiques sont souvent hébergés sur des plateformes de type wordpress, mais peuvent aussi être accueillis dans la plateforme internationale des carnets de recherche en SHS « Hypothèses »[6] dont plusieurs exemples sont donnés dans les références complémentaires en fin de chapitre. La candidature est simple. Elle peut être individuelle ou collective, à l’échelle d’un projet de recherche ou du laboratoire par exemple.

Figure 2. Page d’accueil du carnet de recherche Mambo !
Figure 3. Page d’accueil de la plateforme internationale de carnets de recherche

Les vidéos Youtube et les podcasts

D’autres formats de médiation scientifique se sont développés dans les dernières années, multipliant les formes multimédia. Ces formats présentent des contraintes matérielles et techniques. Des logiciels libres[7] sont disponibles pour que les doctorant-e-s puissent s’en saisir, et des partenariats se montent parfois pour disposer de matériels de qualité suffisante :

  • Un podcast est comparable à un journal ou à un fil d’information : c’est un titre, une description, une ligne éditoriale, développée par un-e ou plusieurs auteurs et autrices, qui vont produire des épisodes dans ce podcast, régulièrement ou non;
  • Un vlog est un blog qui publie du contenu sous la forme de vidéos;
  • Des radios de doctorant-e-s et étudiant-e-s peuvent être montées au sein ou à l’extérieur des universités, en partenariat avec des professionnel-le-s[8].

Boutiques des sciences et les sciences participatives

Selon la place donnée à la conversation avec la société civile et la co-construction des sujets abordés dans la médiation science-société, la relation entre les scientifiques et d’autres acteurs et actrices de la société n’est pas la même. Dans les exemples précédents, nous nous trouvons plutôt dans des situations de diffusion des savoirs. Dans le cas des boutiques des sciences et des savoirs, la relation est plus poussée et réciproque dans la mesure où il s’agit pour la recherche de répondre à une question de la société civile. Des exemples de boutiques des sciences en Afrique francophone et en Haïti sont données à la fin de cette fiche. Il s’agit d’une forme de sciences participatives, abordées dans d’autres chapitres de ce guide.

Une boutique des sciences et des savoirs est un dispositif de rapprochement entre une université et sa région, notamment les acteurs associatifs, grâce à des projets concrets réalisés par des étudiant-e-s dans le cadre de leur formation. Ces projets d’intervention ou de recherche-action ont pour but explicite d’appuyer ces acteurs associatifs, mais aussi de produire des situations d’apprentissage expérientiel et professionnalisant pour les étudiant-e-s et de renouveler les pratiques pédagogiques de leurs enseignant-e-s. La boutique elle-même est une infrastructure de soutien à ces partenariats; elle est animée par une personne dont le mandat est de faciliter la réalisation de ces projets[9].

Un concours de vulgarisation des sujets de thèses : Ma thèse en 180 secondes (MT180s)

Dans une visée de communication efficace et courte du sujet de thèse, le concours « Ma thèse en 180 secondes » est proposé aux jeunes chercheurs et chercheuses francophones :

MT180 est un concours d’éloquence et de vulgarisation scientifique permettant à des jeunes chercheurs francophones de présenter leurs travaux de thèse à un public profane et diversifié, en des termes clairs, concis et convaincants, le tout en trois minutes « chrono » !

La finale internationale 2019 a eu lieu au Sénégal[10].

Figure 4. Catherine Penda Mbaye, lauréate du concours « Ma thèse en 180 secondes » au Sénégal[footnote]Vidéo :  https://www.youtube.com/watch?v=Qa9XYBK3h7A&list=UUeJy9VMGe7k_T0NmBJ9DYYg&index=20 ; article de presse : https://www.auf.org/afrique-ouest/nouvelles/actualites/catherine-penda-mbaye-laureate-du-concours-ma-en-180-secondes-au-senegal/[/footnote]

« C’est la science qui va à la rencontre de la société », résume le Sénégalais Michel Namar, responsable du campus numérique à l’Agence universitaire de la Francophonie du Sénégal, organisateur de l’événement. « C’est l’opportunité unique de partager avec le grand public un projet qui nous passionne », explique la lauréate belge Natacha Delrez. « L’idée de MT180, c’est faire sortir la recherche de son mutisme, analyse de son côté Tom Mébarki. La recherche se fait à l’écrit. Le fait de l’oraliser, de la rendre publique, c’est la rencontre de deux inattendus qui fait quelque chose de très différent et d’unique. »[11]

Les enjeux de la médiation science-société

Les formations des professionnel-le-s de la médiation scientifique portent principalement sur les outils disponibles pour les médiatrices et les médiateurs pour « bien » transmettre le message, dont elles et ils sont porteuses et porteurs, à un « public » qui serait leur cible. La question de l’adaptation d’un propos à un public est centrale dans les formations professionnelles des animateurs, animatrices, médiateurs, médiatrices ou encore journalistes scientifiques, et se traduit par l’acquisition de compétences : être capable d’identifier et d’utiliser les mécanismes de vulgarisation; être capable d’adapter son discours et sa posture en fonction de la situation de communication; être capable de mettre en place une action de médiation à destination d’un public spécifique. Il s’agirait donc en premier lieu de définir et de bien connaître la cible à laquelle on adresse un « message » selon un « canal » de communication qui correspondrait à l’animation, la médiation ou encore la « situation de vulgarisation ». Cette conception mobilise de façon assez brute et simpliste le modèle de communication de Shannon et Weaver[12] :

Le modèle de Claude Shannon et Weaver désigne un modèle linéaire simple de la communication : cette dernière y est réduite à sa plus simple expression, la transmission d’un message. On peut résumer ce modèle en : « Un émetteur, grâce à un codage, envoie un message à un récepteur qui effectue le décodage dans un contexte perturbé de bruit. »

Figure 5. Modèle linéaire, canonique, de communication, Shannon et Weaver. Source wikipédia – Licence CC

L’idée et le terme de « vulgarisation » et les pratiques qu’on lui associe mobilisent une certaine conception du « public » et un certain rapport au savoir : on le désigne comme deficit model (Trench, 2008). Or la communication scientifique ne répond pas à un seul type possible de modèle, c’est-à-dire un seul mode de construction, d’épistémologie, de valeurs sous-jacentes, de représentation du « public » et de rapport au savoir. Ce sont ces différents modèles sous-jacents aux pratiques de médiation science-société que détaille le travail de Trench (2008), présenté dans le tableau ci-dessous.

Tableau 1. La diversité des modèles de communication scientifique[13]
Modèle dominant en CSTI Associé à des idéologies et des mouvements philosophiques Manière dont la science entre en relation avec les publics
Déficit Scientisme Ils sont hostiles

Ils sont ignorants

Technocratie Ils peuvent être persuadés
Dialogue Pragmatisme

Nous prenons en compte leurs divers besoins et attentes

Nous prenons en compte leurs perspectives

Constructivisme

Ils peuvent répondre

Ils participent au traitement de la question

Participation Démocratie participative

Ils et nous construisons le problème dont il est question

Ils et nous construisons la problématique

Sciences participatives Ils et nous établissons l’agenda

Ils et nous négocions le sens même des questions posées

L’idée de « vulgarisation » s’appuie sur le principe de la « simplification » ou de la « traduction » (vécue parfois par les expert-e-s comme « trahison ») du savoir pour un public « profane »[14], extérieur à la communauté qui construit et détient les savoirs, et sur l’idée qu’il y aurait une « ignorance » à combler, pour une diversité d’enjeux explicités par les « vulgarisateurs et vulgarisatrices ». L’idée d’alphabétisation n’est pas loin.

Par vulgarisation, on parle essentiellement de l’apport des sciences diffusées vers un public, pas de la circulation des sciences en société ou de la société dans la science.

Une approche en sciences de l’information, de la communication des situations de communication permet de se détacher de ce modèle simpliste en caractérisant tout type de discours scientifique de la manière suivante :

  • Situé – à un moment (date), à un endroit (lieu);
  • Adressé – à des cibles;
  • En relation – discours oral en particulier et possibilité de transformation / modulation / évolution du discours dans cette relation;

Les médiateurs, médiatrices, les animateurs, animatrices, ou encore les journalistes font donc partie de la situation de communication et sont pris-es dans des enjeux qu’elles et ils ne peuvent identifier que par une prise de recul avec cette situation, qui dépasse la maîtrise des leviers ou outils techniques de la médiation scientifique, et qui dépasse les enjeux didactiques, culturels, ou linguistiques de premier plan de la vulgarisation[15].

Premiers niveaux d’exigence pour communiquer la science

  1. Définir précisément ses objectifs en tant que médiateur ou médiatrice : transmettre des notions, un savoir-faire, montrer la science en train de se faire, parler des acteurs et actrices de la science et de leur diversité, etc.;
  2. Être conscient-e des obstacles conceptuels;
  3. Se mettre à la place de son interlocuteur ou interlocutrice, ce qui nécessite de le connaître;
  4. Adapter son propos ou son outil de médiation à ce public;
  5. Adapter la forme (et le lieu de médiation) aux objectifs et au public.

Conclusion

Les médiations science-société contribuent à la mise en circulation des savoirs, à la construction d’une certaine image de la science et à l’ouverture d’espaces de prise de parole, notamment des doctorant-e-s. Cette communication orale ou écrite a des effets relationnels avec les actrices et acteurs auxquel-le-s elle s’adresse (types de liens tissés ou modèle communicationnels sous-jacents) mais constitue également un moment réflexif, permettant aux doctorant-e-s de mieux percevoir ce qu’elles et ils font dans leur thèse, et de mieux se rendre présent-e-s dans leur travail de recherche[16] (Faury, 2019). Enfin, la médiation science-société, quand elle s’associe à l’ouverture des savoirs, pose la question de l’appropriation des savoirs ouverts, de l’articulation des méthodes de recherche avec les problématiques portées par la société civile, des conditions de co-construction d’un agenda commun et des possibilités d’empowerment au contact et avec la recherche.

Si les acteurs et actrices de la médiation scientifique sont habitué-e-s et formé-e-s à la prise en compte du public, dans la situation de communication, elles et ils s’oublient le plus souvent elles-mêmes et eux-mêmes comme partie prenante de la situation, ayant un effet direct sur la situation par leur intervention. Ainsi les intérêts, enjeux et idéologies du locuteur ou de la locutrice sont rarement interrogés, en complément de ceux du dispositif et dans le dispositif, alors qu’ils fondent le discours et plus encore la relation du médiateur ou de la médiatrice à son public.

Figure 6. Analogie de la réflexivité : du cercle à la sphère

La réflexivité est présentée ici de manière simplifiée comme un mouvement, un pas de côté[17] qui permet de constater que la perspective que l’on adopte en tant que sujet sur un objet, est une perspective parmi une diversité de perspectives, et que son adoption constitue un choix (pouvant être argumenté, justifié, notamment quant à la fiabilité, la robustesse que l’on accorde à cette perspective). Une conception du monde qui ne tient pas compte du cadre qu’elle pose sur le monde (et donc réduit la sphère au cercle) en se faisant passer pour une vérité absolue ou pour l’Objectivité, devient une idéologie.

Bibliographie

Dupuis, F., Johnston, K. M., Lavoie, M., Lepore, F. et Lassonde, M. (2000). Concussions in athletes produce brain dysfunction as revealed by event-related potentials. NeuroReport, 11(18), 4087-4092. https://doi.org/10.1097/00001756-200012180-00035

Agamben, G. (2014). Qu’est-ce qu’un dispositif ? Rivages.

Piron, F. (2016). Les boutiques des sciences et des savoirs, au croisement entre université et développement local durable. Dans F. Piron, S. Regulus et M. S. Dibounje Madiba (dir.), Justice cognitive, libre accès et savoirs locaux. Pour une science ouverte juste, au service du développement local durable (p. 305-324). Éditions science et bien commun.

Dorcé, R. (2019). Vulgariser les sciences en Haïti : « lodyans » comme source d’inspiration. Raccoursci. https://www.raccoursci.com/astuce/vulgariser-les-sciences-en-haiti-lodyans-comme-source-dinspiration/

Mayeur, I. (2017). La communication scientifique directe vers un public élargi. Revue française des sciences de l’information et de la communication, 11, 1-27. https://doi.org/10.4000/rfsic.3224

Faury, M. et Maillot, L. (2019). Repenser les formations doctorales. De la communication efficace à la communication incarnée. La Lettre de l’OCIM, 181, 12-21. https://doi.org/10.4000/ocim.2138

Références complémentaires

Pour aller plus loin sur les enjeux sciences-société de la médiation scientifique

Jurdant, B. (2006). Parler La Science. Alliage, (59), 57-63. http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3517

Le Marec, J. (2002). Situations de communications dans la pratique de recherche : du terrain aux composites. Études de communication, 25, 15-40. https://doi.org/10.4000/edc.831

Piron, F. (2017). Méditation haïtienne. Répondre à la violence séparatrice de l’épistémologie positiviste par l’épistémologie du lien. Sociologie et sociétés, XLIX(1), 33-60. https://corpus.ulaval.ca/jspui/bitstream/20.500.11794/16322/1/Florence Piron Sociologie et sociétés.pdf

Jurdant B. (1969). Vulgarisation scientifique et idéologie. Communications, 14, 150-161. www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_1969_num_14_1_1203

Jurdant, B. (2012). Communication scientifique et réflexivité. Espaces réflexifs [carnet de recherche]. http://reflexivites.hypotheses.org/695

Chavot, P. et Masseran, A. (2012). Engagement et citoyenneté scientifique : quels enjeux avec quels dispositifs ? Questions de communication, 17, 81-106. https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.374

Billets sur le carnet de recherche l’Infusoir

Faury, M. (12 février 2012). « Qu’est-ce que la réflexivité ? ». Espaces réflexifs [carnet de recherche]. Consulté le 12 novembre 2019.  http://reflexivites.hypotheses.org/703

Faury, M. (7 août 2012). « Où est l’autre ? ». L’Infusoir [carnet de recherche]. Consulté le 12 novembre 2019.   https://infusoir.hypotheses.org/3377.

Faury M. (9 mai 2015). « “Vulgariser” ? C’est à dire ? #JeVulgariseCar ». L’Infusoir [carnet de recherche]. Consulté le 12 novembre 2019. https://infusoir.hypotheses.org/4489

Faury M. (7 novembre 2019). « Présence et voix en recherche ». L’Infusoir [carnet de recherche]. Consulté le 12 novembre 2019. https://infusoir.hypotheses.org/6805

Faury, M. (6 janvier 2011). « Ambiguïtés et enjeux de la vulgarisation – A partir d’une intervention de B. Jurdant ». L’Infusoir [carnet de recherche]. Consulté le 12 novembre 2019.  http://infusoir.hypotheses.org/568

Pour en savoir plus sur la science ouverte
Le Grenier des savoirs

La création du Grenier des savoirs, une plateforme innovante de revues africaines en libre accès (https://revues.scienceafrique.org) proposées par l’Association Science Afrique (www.scienceafrique.org).

Le Grenier des savoirs est un projet collectif, collaboratif et décolonial qui offre un hébergement web gratuit et un accompagnement stratégique à des revues scientifiques africaines et haïtiennes à certaines conditions : respect du libre accès intégral, absence de frais de publication demandés aux auteurs et autrices et respect des valeurs liées à la justice cognitive : pluridisciplinarité, pluralisme épistémologique, plurilinguisme, lutte contre le sexisme en science, pertinence sociale des articles. Cherchant à combiner une conscience aigüe de leur africanité et une aspiration aux plus hautes normes de qualité scientifique, elles portent un nom africain et un nom français (ou anglais) et pratiquent l’évaluation par les pair-e-s (ouverte ou fermée), l’écriture inclusive et le plurilinguisme des résumés et des biographies, y compris en langues africaines ou en créole.

Le site du colloque « Science ouverte au Sud – Enjeux et perspectives pour une nouvelle dynamique » Dakar en octobre 2019 : https://opensciencesud.sciencesconf.org

AfricArXiv

La plateforme des chercheurs et chercheuses africain-e-s pour donner plus de visibilité à leurs travaux : Africarxiv.org

Principes africains pour le libre accès :

Plateforme OpenEdition – Ressources en SHS en open access

Revues : https://journals.openedition.org/

Livres : http://books.openedition.org/

Carnets de recherche : https://hypotheses.org/

Moteur de recherche Isidore : https://isidore.science/

« Recherchez dans 6 millions de documents SHS venant du monde entier »

Plateforme Erudit.org

https://www.erudit.org/fr/ Québec – Nous travaillons depuis 1998 à la diffusion et à la valorisation numérique des publications en sciences humaines et sociales.

Boutiques des sciences

Sous l’impulsion du projet SOHA (Science ouverte en Haïti et en Afrique francophone)[17], une dizaine de projets de boutique des sciences et des savoirs ont démarré en Afrique francophone subsaharienne et en Haïti (avril 2019) :

  • Bénin à l’Université d’Abomey-Calavi
  • Bénin à l’Université de Parakou
  • Burkina Faso à l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo
  • Burkina Faso à l’Université Nazi Boni
  • Cameroun à l’Université de Ngaoundéré
  • Cameroun au MboaLab
  • Côte d’Ivoire à l’Institut universitaire du Sud
  • Côte d’Ivoire à l’Université de Daloa
  • Guinée à l’Université Gl Lassana Conté
  • Haïti à l’UNIFOCAD
  • Niger à l’Institut de recherches en sciences humaines de Niamey
  • République démocratique du Congo, à CREEIJ

Réseau international des boutiques de sciences (Living Knowledge) (en anglais) : http://www.livingknowledge.org/livingknowledge/

Accès savoirs, la boutique de sciences de l’Université Laval : http://www.accessavoirs.ulaval.ca/

Concours Ma thèse en 180 secondes

2019 – L’Agence universitaire de la Francophonie dans la Caraïbe et l’Ambassade de France en Haïti organisent la première édition du concours « Ma thèse en 180 secondes » en Haïti. https://www.auf.org/caraibe/nouvelles/appels-a-candidatures/appel-candidature-pour-le-concours-ma-en-180-secondes-en-haiti/

2019 – L’Afrique subsaharienne accueille pour la première fois la finale internationale du concours Ma thèse en 180 secondes https://www.auf.org/nouvelles/actualites/bientot-finale-internationale-concours-these-180-secondes-senegal/

2019 – « Ma thèse en 180 secondes » : l’Afrique à l’honneur de la finale internationale https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/30/ma-these-en-180-secondes-l-afrique-a-l-honneur-de-la-finale-internationale_6013683_3212.html « À Dakar, la Malgache Tantely Andriamampianina a reçu le deuxième prix du concours universitaire et la Sénégalaise Catherine Penda Mbaye le prix du public. »

2018 – Ma thèse en 180 secondes : la Burkinabée Geneviève Zabré convainc avec les vertus médicinales de l’acacia https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/10/07/ma-these-en-180-secondes-la-burkinabee-genevieve-zabre-convainc-avec-les-vertus-medicinales-de-l-acacia_5366008_3212.html

2017 – Ma thèse en 180 secondes : zoom sur la Béninoise qui a séduit le jury avec des eaux usées https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/10/08/ma-these-en-180-secondes-zoom-sur-la-beninoise-qui-a-seduit-le-jury-avec-des-eaux-usees_5197981_3212.html « Yasmine Agbahoungbata, doctorante de 31 ans, a remporté le premier prix du concours international francophone à l’Université de Liège, en Belgique. »

Exemples de carnets de recherche

La lodyans, un genre romanesque né en Haïti (https://lodyans.hypotheses.org/) :

À partir de l’étude de George Anglade (1944 – 2010), nous souhaitons démontrer que la lodyans qui confie à l’oralité le moteur de la littérature, constitue un des fondements de la littérature haïtienne. Elle se définit comme une pratique discursive déployant un véritable art narratif. Non réductible à aucun autre genre, la lodyans, affirme Anglade, de par son originalité et les composantes qui la régissent, est un romanesque de haut niveau. L’objectif de notre recherche sera de prouver que la lodyans, cet art de la voix, est un genre classique.

Researching Soudan (https://cedejsudan.hypotheses.org/). Ce blog se veut une interface d’information et de dialogue sur le Soudan et le Soudan du Sud dans la recherche actuelle en sciences humaines et sociales. Il fait un point sur l’actualité de la recherche et des débats scientifiques relatifs aux deux pays, et entend faciliter la mise en réseau de la recherche sur les Soudans en ouvrant ses pages aux chercheurs associés et chercheuses associé-e-s, mais également aux contributions extérieures qui stimulent le débat.

Un œil sur la corne (https://cfee.hypotheses.org/). Le blog scientifique du Centre français des études éthiopiennes (Addis-Abeba)

Mambo ! Le carnet de recherche de l’IFRA (https://mambo.hypotheses.org/). Les « Mambo ! » sont les working papers de l’IFRA-Nairobi. Ils sont issus de recherches en sciences humaines et sociales en Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Burundi, Rwanda, est-RDC)

Ecodev (https://ecodev.hypotheses.org/). Ce carnet débat principalement sur les théories économiques du développement. Par ses analyses il essaie de caractériser et de comprendre les nouveaux enjeux du développement. De la microéconomie à la macroéconomie en passant par le développement rural, la finance etc., il abordera les thèmes clés sur le développement économique et social. Il donne sa vision et promeut l’émergence de nouvelles façons de penser l’économie.

PlaGéo-Département de Géographie/ENS/Université de Maroua, Géographie, environnement et développement au Nord Cameroun (https://pg.hypotheses.org/) Les plateaux géographiques (PlaGéo) sont un cadre d’échange scientifique entre géographes. En effet, en plus de la mission d’enseignement qui est attribuée au département de Géographie de l’Ecole Normale Supérieure de Maroua, celui-ci a aussi comme autre préoccupation la recherche scientifique. Il s’agit d’ailleurs de deux missions complémentaires : la recherche permet de densifier, d’améliorer, de mettre à jour les contenus des enseignements dispensés.

Géographie et environnement : Hommes et milieux : Par Luc Beni Moutila, chercheur en ingénierie de l’environnement (https://moutilageo.hypotheses.org/). Ce carnet s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux problématiques de santé et de l’environnement. Il s’intéresse aux questions de risques , à l’évaluation de la durabilité du développement urbain et industriel, aux outils d’évaluation environnementale, à l’analyse de l’empreinte écologique et aux impacts sociaux et sanitaires.

Lettres&langues : Le carnet du master édition est un espace d’échange et de partage des activités qui sont menées à l’université d’Alger2 (https://edalger2.hypotheses.org/). Il a pour but de développer une synergie entre les différents acteurs de l’édition de sorte que les étudiants accèdent à une meilleure compréhension des problématiques liées à ce domaine spécifique et acquérir des compétences et des qualifications professionnelles appropriées.

LESEDI : Les carnets de recherche de l’Institut français d’Afrique du Sud (https://ifas.hypotheses.org/). L’Institut français d’Afrique du Sud (UMIFRE 25, USR 3336) est un institut de recherche en sciences humaines et sociales dont les compétences s’étendent à l’ensemble de l’Afrique australe. Lesedi, les carnets de recherche de l’Ifas, se fait le relais des programmes portés par l’Institut.


  1. Voir mon billet sur le blog Infusoir, reprenant des éléments de la formation « Des idées au texte : l’expertise rédactionnelle » donnée par Bertrand Labasse sur la communication scientifique en 2009 à l’Université Lyon 1 : « Où est l’autre ? » (7 août 2012) https://infusoir.hypotheses.org/3377.
  2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Dispositif(s)
  3. https://theconversation.com/africa
  4. https://www.facebook.com/groups/1398875467085123/
  5. « Un flux RSS est un format de fichier particulier dont le contenu est produit automatiquement en fonction des mises à jour d'un site web. » https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1125572-rss-qu-est-ce-que-c-est/
  6. Hypotheses.org,
  7. Par exemple pour les podcasts : http://www.podcastgenerator.net/
  8. Exemple d’une formation doctorale consacrée à la communication et donnant lieu à la conception d’émissions radiophoniques : http://www.radiogrenouille.com/actions/formations/profession-chercheur-n7/; « La recherche montre en main », exemple d’une émission de radio française centrée sur les doctorant-e-s;  https://www.franceculture.fr/emissions/la-recherche-montre-en-main/voir-et-faire-le-monde-par-le-discours-expert-le-cas-de-la-geo
  9. Pour en savoir plus sur l’initiative des boutiques des sciences et des savoirs SOHA : https://scienceetbiencommun.pressbooks.pub/justicecognitive1/chapter/les-boutiques-des-sciences-et-des-savoirs-au-croisement-entre-universite-et-developpement-local-durable/
  10. Présentation du concours MT180s à l’occasion de la finale 2019 à Dakar : https://www.youtube.com/watch?v=0s5xdynj3Oo&list=UUeJy9VMGe7k_T0NmBJ9DYYg&index=16. Site sénégalais : https://mt180sn.org/ ; site international du concours : http://mt180.international/
  11. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/30/ma-these-en-180-secondes-l-afrique-a-l-honneur-de-la-finale-internationale_6013683_3212.html
  12. http://fr.wikipedia.org/wiki/Communication#Mod.C3.A8le_de_Shannon_et_Weaver
  13. Extrait et traduction du tableau proposé par Trench (Towards an Analytical Framework of Science Communication Models 2008 : 11) – par Lionel Maillot et Mélodie Faury (2019)
  14. Voir en complément le billet sur l’Infusoir : https://infusoir.hypotheses.org/4489
  15. Ambiguïtés et enjeux de la vulgarisation – À partir d’une intervention de B. Jurdant, sur l’Infusoir, 6 janvier 2011 – infusoir.hypotheses.org/568; Enjeux et paradoxes de la vulgarisation scientifique. Actes du colloque « La promotion de la culture scientifique et technique : ses acteurs et leurs logiques », Paris : Université Paris 7 – Denis Diderot, p. 201-209.
  16. « Présence et voix en recherche », enregistrement audio sur l’Infusoir : https://infusoir.hypotheses.org/6805
  17. https://projetsoha.org