13 Primo-Grossesse chez les adolescentes dans l’arrondissement de Tchaourou : Intensité, Calendrier et Conséquences

Landrine J. O. Laré et Mouftaou Amadou Sanni

Résumé

La grossesse des adolescentes affecte gravement la santé de celles-ci et présente aussi des conséquences sociales et économiques. Cette situation est une préoccupation constante de la communauté internationale sur laquelle différentes études se sont penchées afin de mieux appréhender le phénomène pour des mesures adéquates. Nous nous intéressons, dans ce travail, à la première grossesse des adolescentes dans l’Arrondissement de Tchaourou (département du Borgou, au Nord-Bénin). De nos analyses, il ressort que les grossesses au sein des adolescentes dans ce milieu surviennent à un taux de 15,57 %. Les âges moyen et médian à la première grossesse sont, l’un comme l’autre, de 15 ans révolus. Par ailleurs, environ 92 % des adolescentes sont ou ont été scolarisées et 76 % de ces adolescentes ont eu une première grossesse avant leur 18e anniversaire. L’entrée en union, l’abandon scolaire, la détérioration des relations avec les parents et les problèmes de santé sont les conséquences de ces premières grossesses les plus couramment répertoriées.

 

Mots-clés: Grossesse, Adolescentes.

 

Introduction

La grossesse des adolescentes est une question très actuelle de bien-être socioéconomique. Ce phénomène concerne particulièrement les pays en voie de développement dans lesquels près de 7,3 millions de filles de moins de 18 ans ont déjà au moins un enfant (Fond des Nations unies pour la population, 2013). Les grossesses surviennent plus fréquemment dans les milieux socioéconomiques défavorisés, précisément dans les quartiers les plus pauvres, chez les jeunes filles non scolarisées ou déscolarisées, ayant de faibles niveaux  d’instruction ou de faibles rendements scolaires (Arai, 2003 ; Faucher, P., Dappe, S., Madelenat, P, 2002; Roy et Charest, 2002 ; Corcoran, J., Franklin, C. & Bennett, P, 2000). C’est le cas dans l’arrondissement de Tchaourou (département du Borgou au Nord-Bénin), essentiellement rural avec un niveau de pauvreté élevé et un fort taux d’abandon scolaire[1] au primaire. Ces grossesses chez les adolescentes ne sont pas sans conséquence, car, non seulement elles sont associées aux sorties précoces du système scolaire, mais également et surtout, elles les prédisposent aux violences sexuelles et à la mortalité maternelle, compromettant ainsi les Objectifs de Développement Durable en matière de santé sexuelle et génésique (Amadou sanni, et Attemba, 2010).

Quelle est la fréquence d’apparition  des grossesses au sein des adolescentes et jeunes dans l’arrondissement de Tchaourou? Quelles sont les caractéristiques des filles concernées par ce phénomène? Quelles sont les conséquences? Telles sont les questions fondamentales de ce papier dont l’objectif est d’appréhender la prévalence de ce phénomène, son calendrier et ses variations. Notons que les travaux de recherche relatifs à la santé de la reproduction des adolescentes-jeunes en particulier sur la grossesse sont très peu fréquents. Il n’existe presque pas d’enquête permettant de disposer de données statistiques fiables sur les adolescents et jeunes dans la zone d’étude. L’enquête sociodémographique réalisée par l’ENSPD à Tchaourou en 2016 est à cet effet une opportunité récente. Cette enquête, qui cible les adolescents et jeunes identifiés dans les foyers familiaux de l’arrondissement de Tchaourou aborde diverses questions dont celles relatives à la sexualité et à la maternité, permettant ainsi de répondre adéquatement aux questions ci-dessus énumérées. Elle est mise à profit dans ce papier structuré essentiellement en trois parties. Après avoir abordé le champ de l’étude, nous présenterons  les données ainsi que les méthodes d’analyses, avant d’examiner les résultats saillants obtenus.

1. Champ d’étude

La commune de Tchaourou est située dans le département du Borgou, au nord-Bénin. Elle s’étend sur une superficie de 7 256 km2 et compte 223 138 habitants essentiellement jeunes (69 % ont moins de 25 ans), vivant majoritairement en milieu rural (Afrique conseil, 2006). La commune de Tchaourou est subdivisée en sept arrondissements dont l’arrondissement de Tchaourou, objet de notre zone d’étude. Avec un total de 43 862 habitants, l’arrondissement de Tchaourou compte 21 915 individus de sexe masculin et 21 947 individus de sexe féminin, soit autant d’hommes que de femmes (INSAE, 2016).

Les caractéristiques socioculturelles de l’arrondissement de Tchaourou sont également à prendre en considération dans l’étude du phénomène de grossesses chez les adolescentes. La procréation constitue une dimension importante de la vie sociale dans cette région. En particulier, la sexualité et la fécondité y sont relativement précoces. Elles concernent, entre autres, les adolescentes scolarisées et constitue l’une des principales causes d’abandon scolaire dans cette composante féminine de la population. Ces adolescentes, mère se retrouvent dans des unions polygames le plus souvent. En conséquence, des interventions communautaires en matière d’information et de communications sont mises en œuvre à destination des adolescents et jeunes ; il s’agit notamment de l’implantation par PSI/ABMS-Bénin de centres de Jeunes « Amour et Vie ». Ces centres sensibilisent les jeunes garçons et filles sur le fonctionnement du corps humain, les comportements sexuels à adopter pour éviter les grossesses non désirées.

2. Données et Méthodes

Les adolescentes, cible de cette étude, sont les jeunes filles âgées 12 à 17 ans révolus au moment de l’enquête. Dans cette section, nous présentons d’une part les données utilisées, puis, d’autre part, les méthodes d’analyses retenues en vue de répondre à la question centrale de l’étude.

2.1. Données de l’étude

L’enquête intitulée : «Activités économiques, partage des ressources et santé de la reproduction au sein des foyers de l’arrondissement central de Tchaourou» sur laquelle se base ce travail comporte deux volets : l’enquête «Foyer familial[2]» et l’enquête «Adolescents-jeunes». L’enquête foyer est une enquête par stratification qui consiste à décomposer l’arrondissement de Tchaourou en unités d’espace démographique relativement homogène de manière à ce que tout échantillon tiré soit représentatif de l’ensemble de la population. Ces unités d’échantillonnage encore appelées des aires d’enquête ont été échantillonnées et les foyers concernés ont fait l’objet d’un dénombrement systématique des enquêtés. Au sein de ces foyers, les adolescents-jeunes sélectionnés ont été systématiquement touchés et ce grâce au remplissage du tableau de composition du foyer du questionnaire « Foyer familial ». Au total 24 % de la population a été enquêté. Cette enquête est de qualité puisqu’elle a suivi toute les étapes importantes de la réalisation d’une enquête, de la confection et l’élaboration des divers outils de collecte jusqu’à la mise en place de la base de données

Outre les questions sur les caractéristiques sociodémographiques des adolescents-jeunes (sexe, âge, religion, ethnie, etc.), l’enquête a notamment abordé les questions liées à la sexualité de ces derniers (l’âge au premier rapport sexe, avoir eu une grossesse ou non) ainsi que les conséquences sur leur vie sexuelle (l’âge à la première grossesse, l’issue de la première grossesse, les conséquences de la première grossesse, etc.).

2.2. Méthodes d’analyse

Cette étude est purement descriptive et deux méthodes d’analyse statistique sont utilisées dont l’une descriptive et l’autre démographique. Dans un premier temps, nous avons déterminé le niveau de la primo-grossesse chez les adolescentes, ainsi que ses variations selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Dans un second temps, nous évaluons l’ampleur du phénomène de la primo-grossesse chez les adolescentes à l’aide d’une analyse démographique à travers la détermination du calendrier et l’intensité du phénomène, et la représentation d’un diagramme de Lexis.

Méthodes descriptives d’analyse

L’analyse descriptive repose principalement sur le calcul des fréquences relatives d’appartenance à une catégorie donnée dans la population étudiée. Elle consiste à déterminer le niveau de la première grossesse au sein des adolescentes et ses variations. Cette méthode permet ainsi d’avoir une idée du risque du phénomène étudié mais aussi de son ampleur dans le milieu. Une petite analyse comparative des différentes proportions est faite lorsqu’on considère la sous-population des adolescentes selon certaines variables sociodémographiques. Cela permet de faire une première appréciation des comportements sexuels des adolescentes, ainsi que des efforts à déployer pour mieux gérer la santé de reproduction des adolescentes-jeunes (SRAJ) dans cette localité.

Méthodes d’analyse démographique

L’analyse démographique consiste à calculer deux indicateurs démographiques importants dont l’intensité et le calendrier. L’intensité est le rapport du nombre total d’évènements survenus dans une cohorte d’individus (qui est dans notre cas, le nombre total de grossesses) par l’effectif initial de la cohorte. Pour l’obtenir, il faudra calculer en premier lieu le quotient (Qx) sur la base des données brutes collectées en divisant juste  le nombre de cas de grossesses enregistré à un âge x par l’effectif total des adolescentes qui ont cet âge x (Qx=Nx/Ex). Ensuite, utilisé ces quotients sur la base d’une cohorte fictive 1000 individus en faisant l’hypothèse selon laquelle il n’a pas d’interférence de phénomène pendant la période d’observation. Ainsi nous avons procédé au calcul du nombre de grossesses nx sur la base de la cohorte fictive en faisant Qx X Sx (avec S1=1000) puis (Sn 1=S1-n1). Enfin, nous avons procédé au calcul de l’intensité de la primo-grossesse en faisant ((1000-S18)/1000) avec S18 le nombre d’adolescentes qui n’ont pas eu de grossesse avant leur dix-huitième anniversaire. Table de primo-grossesse chez les adolescentes (voir annexe).

Le calendrier par contre est la distribution en pourcentage des évènements enregistrés (qui est dans notre cas, le nombre total de grossesses) au cours des différents âges de l’adolescente. Il nous renseigne sur les zones de concentration du phénomène des grossesses chez les adolescentes. Le calendrier de la première grossesse chez les adolescentes n’est rien d’autre que la répartition de grossesses enregistrées au cours d’un temps donné. Il fait ressortir les tendances centrales d’une distribution statistique (modale, moyenne, médiane). L’âge modal est celui auquel la majorité des adolescentes ont connu une première grossesse. L’âge moyen est obtenu en calculant la moyenne au sein de la distribution et l’âge médian divise la population en deux parties égales.

3. Présentation des résultats

Nous abordons ici les résultats des analyses effectuées. Ces résultats concernent non seulement le niveau et les variations de la primo-grossesse chez les adolescentes mais aussi le calendrier et l’intensité dudit phénomène, de même que les conséquences de la primo-grossesse chez ces adolescentes.

 3.1. Niveau et variations de la primo-grossesse

 

Graphique 1: Répartition en (%) des adolescentes qui ont déjà eu une première grossesse ou non.

Source : Nos travaux à partir des données de l’enquête ENSPD 2016

 

Ce graphique est la représentation des données contenues dans le tableau 2 en annexe. L’analyse de ce dernier révèle que 523 adolescentes sur 3 356 ont déjà eu une primo-grossesse, soit 15,58 %. Ainsi, environ deux adolescentes sur dix dans l’arrondissement de Tchaourou ont déjà eu une grossesse. Nous nous posons alors la question de savoir ce qui caractérise ce niveau des grossesses au sein des adolescentes dans cette localité.

Tableau 1 : Répartition en (%) des adolescentes qui ont déjà eu une première grossesse selon les caractéristiques sociodémographiques.

Caractéristiques Primo-grossesse Pas de grossesse Total
Statut de scolarisation
Jamais scolarisée 32,91 67,09 100
A été scolarisée 39,17 60,83 100
Actuellement scolarisée 3,53 96,47 100
Lieu de résidence
Guinirou 93,02 6,98 100
Tchaourou 65,82 34,18 100
Papanè 5,33 94,67 100
Situation matrimoniale
Célibataire sans amoureux 0,79 99,21 100
Célibataire avec amoureux 13,51 86,49 100
En union conjugale 90,57 9,43 100
Statut au sein du foyer
Chef du foyer 94,29 5,71 100
Epouse chef du foyer 57,80 41,62 100
Autres statut dans le foyer 0,00 100 100
Total 15,58 84,42 100

 

Source : Exploitation des données de l’enquête

 

 

De l’analyse du tableau ci-dessus ressorte les résultats suivants : environ 39 % des adolescentes qui ont été scolarisées ont déjà eu une première grossesse et seulement 4 % de celles-ci sont encore dans le système scolaire suite à leur première grossesse. Environ 92 % des grossesses chez les adolescentes concernent des scolarisées. En ce qui concerne la situation matrimoniale de ces adolescentes, nous constatons que la survenance de la primo-grossesse entraîne systématiquement une entrée en union conjugale (90,57 %) de ces dernières. Par contre, les adolescentes qui n’ont jamais eu de grossesse sont pour la plupart des célibataires sans amoureux (99,21 %). On trouve aussi des adolescentes qui ont une grossesse mais ne se marient pas. Par ailleurs, les adolescentes qui ont eu une première grossesse sont le plus souvent chefs de foyer ou épouses au sein de leur foyer. Cette situation peut s’expliquer par le fait que certaines jeunes-adolescentes malgré la grossesse, ou le fait d’avoir déjà eu un enfant sont toujours sous le toit de leurs parents. Concernant leur lieu de résidence, les localités de Tchaourou et Guinirou s’imposent, ce qui semble logique dans la mesure où Guinirou est un milieu rural où très tôt les jeunes filles se marient et ont une première grossesse. Tchaourou, semi-rurale, n’est pas non plus épargnée par le phénomène.

3-2 Intensité et calendrier de la primo-grossesse

3-2-1- Intensité de la primo-grossesse

Graphique 2 : Représentation du diagramme de Lexis.

Source : Nos travaux à partir des données de l’enquête ENSPD 2016

 

Le diagramme de lexis est un outil qui permet de retracer des évènements démographiques (cas de la primo-grossesse) enregistrés au sein d’une population donnée (adolescentes). En prenant une cohorte fictive de 1000 adolescentes à leur douzième anniversaire à laquelle nous appliquons les données brutes collectées et en faisant l’hypothèse selon laquelle il n’y a pas d’interférence de phénomène pendant la période d’observation nous obtenons le diagramme de Lexis ci-dessus. Notre période d’observation est décrite entre 12 et 17 ans. L’analyse de ce diagramme révèle que 756 adolescentes ont déjà eu une première grossesse avant leur dix-huitième anniversaire, ainsi l’intensité de la primo-grossesse dans l’arrondissement de Tchaourou est I=0,76. Autrement dit, les trois quarts des adolescentes de cette localité ont déjà connue une première grossesse avant leur dix-huitième anniversaire.

 

3-3 Calendrier de la primo-grossesse

 

Graphique 3 : Répartition en (%) des cas de grossesse selon l’âge.

Source : Nos travaux à partir des données de l’enquête ENSPD 2016

 

L’examen de ce graphique révèle que déjà à 16 ans, la majorité des adolescentes ont déjà une première grossesse. En faisant l’hypothèse que l’âge moyen à la première grossesse est le même pour toutes les adolescentes, on évaluerait ce dernier à 15 ans. Autrement dit, les adolescentes de cette localité ont en moyenne leur première grossesse à l’âge de 15 ans. La moitié des premières grossesses chez les adolescentes survient donc avant et après 15,03 ans. Pour rappel, les femmes en âge de procréer sont celles dont les âges sont compris entre 15 et 49 ans. Le modèle de fécondité à Tchaourou est classique puisque l’âge de procréation dans cette localité commence à 15 ans, la borne inférieure de l’intervalle d’âge de procréation prédéfinie.

4-Conséquences sociodémographiques et culturelles

 

Graphique 4 : Répartition (%) des conséquences de la primo-grossesse chez les adolescentes.

Source : Nos travaux à partir des données de l’enquête ENSPD 2016

 

Une première grossesse chez l’adolescente, entraîne beaucoup de conséquences dans sa vie. La survenance de la primo-grossesse conduit ainsi un nombre considérable d’adolescentes à entrer en union (72,41 %). Par ailleurs, une première grossesse entraîne la sortie 67,24 % d’adolescentes du système scolaire : la pression du système, les critiques des amis et des éducateurs, la fragilité de leur santé et divers maux liés à la primo-grossesse sont autant de facteurs d’abandon scolaire. D’un autre côté, nous constatons la détérioration des relations avec les parents pour qui la survenance de cette première grossesse a tout bouleversé. Ces parents se mettent en plein temps en colère contre ces dernières et la relation parent-enfant prend ainsi un coup. Étant donné la ruralité du milieu qui laisse supposer un manque de moyens financiers, certaines adolescentes n’arrivent pas à bien faire suivre leur grossesse par un médecin et font face par conséquent à des bienvenu les problèmes de santé. En somme, les conséquences majeures de la primo-grossesse chez l’adolescente dans l’arrondissement de Tchaourou sont l’abandon scolaire, l’entrée en union conjugale, la détérioration des relations avec les parents et les problèmes de santé.

Conclusion

La grossesse des adolescentes est un phénomène très développé dans les pays en développement et elle constitue aujourd’hui une préoccupation majeure au centre des politiques de développement. Ainsi l’enquête réalisée par l’ENSPD en 2016 a su prendre en compte la santé de reproduction des adolescentes-jeunes afin de mesurer l’ampleur dudit phénomène dans l’arrondissement de Tchaourou. De nos analyses, ressortent les résultats selon lesquels les grossesses au sein des adolescentes surviennent à un taux de 15,57 % dans l’arrondissement de Tchaourou. Cependant, les âges moyens et médians à la première grossesse sont respectivement de 15 et 15,03 ans. Environ 92 % des adolescentes concernées sont scolarisées. Par ailleurs, 76 % des adolescentes ont eu une première grossesse avant leur dix-huitième anniversaire. L’entrée en union, l’abandon scolaire, la détérioration des relations avec les parents et les problèmes de santé sont les conséquences de ces premières grossesses les plus couramment répertoriées.

Références bibliographiques

Afrique Conseil. (2006). « Monographie de Tchaourou, Rapport de consultation sur la mission de décentralisation par le programme d’appui aux démarrages des communes » .cotonou: Afrique Conseil.

Amadou Sanni, M. et Attemba, R. (2010). «Santé de la reproduction des adolescents : défis des réformes des systèmes de santé». Bulletin d’Information sur la Population en Afrique et à Madagascar (BIPAM), 5(59). Récupéré le 10 Janvier 2016 de : http://www.lped.org/Bulletin-d-information-sur-la.html

Arai, L. (2003). Low expectations, sexual attitudes and knowledge : explaining teenage pregnancy and fertility in English communities. Insights from qualitative research. The Editorial Board of The Sociological Review.

Corcoran, J., Franklin, C. & Bennett, P (2000). Ecological factors associated with adolescent pregnancy and parenting. Social Work Research, vol. 24, n° 1.

Faucher, P., Dappe, S., Madelenat, P. (2002). « Maternité à l’adolescence : analyse obstétricale et revue de l’influence des facteurs culturels, socioéconomiques et psychologiques à partir d’une étude rétrospective de 62 dossiers». Gynécologie, Obstétrique & Fertilité, 30, 944-952.

Fonds des Nations Unies pour la population. (2013). Rapport sur l’État de la population mondiale. Récupéré le 04 septembre 2017 de : http://www.unfpa.org/fr/éducation-complète-à-la-sexualité

Roy, S. & Charest, D. (2002). Jeunes filles enceintes et mères adolescentes: un portrait statistique. Gouvernement du Québec, Ministère de l’éducation, Bibliothèque nationale du Québec.

Annexes

Tableau 2 : Répartition en (%) des adolescentes qui ont déjà eu une première grossesse ou non.

Avoir primo-grossesse ou non Effectif Fréquence(%)
Primo-grossesse 523 15,58
Pas de grossesse 2 833 84,42
Total 3 356 100

Source : Nos travaux à partir des données de l’enquête ENSPD 2016

 

 

 

Tableau 3 : Table de primo-grossesse chez les adolescentes

Ages Nombre de grossesse Quotient Survivants Grossesse
12 8 0,020 1000 20
13 28 0,060 980 59
14 109 0,117 921 108
15 88 0,239 813 194
16 169 0,362 618 224
17 121 0,400 394 158
18 237
Total 523 763

Source : Nos travaux à partir des données de l’enquête ENSPD 2016

 

Tableau 4 : Répartition en (%) des cas de grossesses selon l’âge.

Ages Nombre de Grossesses Eléments du calendrier (α)
12 20 3
13 31 4
14 111 15
15 200 26
16 231 31
17 163 22
Total 756 100

Source : Nos travaux à partir des données de l’enquête ENSPD 2016

 

 

Tableau 5 : Répartition (%) des conséquences de la primo-grossesse chez les adolescentes.

Conséquence de la première grossesse Adolescentes
  12-17 ans
Abandon scolaire 29,31
Départ du foyer familial 8,62
Détérioration des relations avec les parents 22,41
Détérioration des conditions de vie 8,62
Entrée en union 27,59
Problème de santé 15,52
Aucune 3,45
Abandon formation 0,00

 

Source : Nos travaux à partir des données de l’enquête ENSPD 2016

 


  1. Résultats issues de l’exploitation des données de l’enquête socio-démographique réalisée à Tchaourou par l’ENSPD et présenté dans le mémoire de licence de ADJE Elihou sur le décrochage scolaire au primaire.
  2. Foyer familial : ensemble de personnes apparentées ou non reconnaissant l’autorité d’un même individu appelé chef de foyer et dont la presque totalité des ressources et les dépenses, est généralement commune et dépend du chef de foyer. Les membres d’un foyer habitent sous un même toit, dans la même cour ou la même concession. Plus concrètement, constitue un foyer : tout individu marié (en union), tout individu ayant au moins un enfant ou qui attend un enfant. Les enfants qui font partie de son foyer sont ceux qui dépendent de lui dans la satisfaction de la plupart des besoins fondamentaux.

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