2 Rachel Carson (1907-1964), États-Unis

Anne Boileau-Loiselle

Rachel

Nombreux sont ceux qui ignorent l’existence des gens qui ont donné leur vie au bien commun. À l’avant-garde de son époque, Rachel Carson ne s’est jamais conduite comme une femme de son temps. Allant jusqu’à l’obtention d’une maitrise et de deux doctorats honorifiques, cette femme était en quête de vérité et n’avait qu’un seul but en tête : la protection de l’environnement et, par le fait même, des humains. À l’origine du mouvement écologiste qui bat son plein aujourd’hui, grâce à son combat, elle nous a tous sauvés en quelque sorte.

Une jeune fille soucieuse de son environnement et de son éducation

Dans une petite ferme familiale non loin de Springdale en Pennsylvanie naquit en 1907 une fillette qui allait être à l’origine du mouvement écologique moderne. Rachel Carson passa une bonne partie de son enfance à découvrir ce que la nature avait à offrir. En effet, sa mère lui transmit, ainsi qu’à ses frères et soeurs, les connaissances du mouvement nature study qui avait comme objectif d’enseigner aux enfants les sciences de la nature et de l’agriculture. En plus d’apprécier la nature, l’autre activité que Rachel adorait par-dessus tout était la lecture. Ayant un talent naturel pour l’écriture, elle décida de combiner ses deux passions et d’écrire des histoires, souvent en lien avec la nature et les animaux, dès l’âge de huit ans. En jeune prodige qu’elle était, sa première nouvelle fut publiée quand elle eut l’âge de dix ans dans le St. Nicholas Magazine.

Fidèle à sa passion pour le savoir, Rachel Carson voulut poursuivre des études à une époque où beaucoup de femmes n’avaient pas la chance d’avoir un niveau d’éducation très élevé. En 1925, le lycée de Parnassus lui remit son diplôme qu’elle mérita amplement, s’étant classée première de classe sur quarante-quatre élèves. Étant déjà dans la bonne voie, Rachel Carson poursuivit sa route au Pennsylvania College for Women. Encore à cette époque, ses passions pour la littérature et la nature l’habitaient. C’est pourquoi elle décida d’abord d’étudier l’anglais pendant trois ans pour ensuite opter pour des études en biologie. Pendant ses études, elle continua à contribuer au journal étudiant, ainsi qu’à la revue littéraire de son université. Bien qu’elle voulut changer d’université pour terminer ses études en biologie à l’Université Johns Hopkins, Carson dut rester au sein du collège pour femmes en raison d’un manque de ressources financières. En 1929, elle reçut son diplôme avec grande distinction.

Poursuivant sa passion pour la mer et les océans, Rachel suivit l’été suivant une formation au Marine Biological Laboratory. Ne reculant devant rien,  elle put finalement accéder en 1929 à l’Université Johns Hopkins pour y entreprendre une maîtrise en zoologie et en génétique. Pour des raisons financières, Carson dut continuer ses études à temps partiel dès sa deuxième année, afin de pouvoir travailler comme assistante au laboratoire de Raymond Pearl. Elle réussit tout de même à mener à terme un projet de mémoire sur le développement embryonnaire du pronéphros chez les poissons, ce qui lui valut l’obtention de son diplôme de maîtrise en 1932. Elle continua ses recherches au sein de l’université jusqu’en 1934 dans le but d’obtenir un doctorat, mais elle dut abandonner pour prendre un poste d’enseignante. En effet, Carson devait aider financièrement sa famille, et ce, de façon encore plus importante à la suite de la mort de son père en 1935.

Au service de l’État

Toujours à la recherche d’un emploi, Rachel Carson postula au Bureau des pêches des États-Unis. Référée par un de ses professeurs de biologie, elle y obtint un poste temporaire de biologiste aquatique junior. Le Bureau des pêches était à la recherche de quelqu’un pour reprendre les scripts de sept minutes d’une série éducative pour la radio qui avaient été rédigés, mais qui n’intéressaient pas le public. Puisqu’elle se démarquait par son travail de vulgarisation et par la qualité de son écriture, on lui offrit de rédiger l’émission Romance Under the Waters qui avait comme objet de susciter l’intérêt du public pour la biologie des poissons et, par le fait même, pour les travaux du Bureau des pêches. Ses recherches pour l’écriture de cette série radio l’amenèrent à étudier la vie marine dans la baie de Chesapeake. Les découvertes qu’elle fit là-bas firent en sorte qu’elle écrivit de nombreux articles concernant la biologie marine. Toujours en ayant comme objectif de renseigner la population sur ces enjeux, elle les fit parvenir à des journaux et à des magazines locaux. En raison de son talent et de son succès, en 1936, elle réussit haut la main le concours de la fonction publique et devint la deuxième femme embauchée à temps plein en tant qu’assistante biologiste marine.

Même en ayant un emploi à temps plein au Bureau des pêches, Carson a pu continuer à joindre ses deux passions, soit la biologie et l’écriture. Il en est ainsi, car son premier mandat en tant qu’assistante biologiste marine fut d’analyser et de collecter des données recueillies sur des populations de poissons. Ces données devaient ensuite faire l’objet de publications destinées au public toujours dans une optique éducative. Par ailleurs, elle eut l’opportunité de s’entretenir avec de nombreux biologistes marins pour échanger sur les résultats de leurs recherches. De ces rencontres émergèrent d’innombrables articles qu’elle rédigea pour The Baltimore Sun et d’autres journaux. Après avoir connu un certain succès avec des publications qui seront abordées dans la partie suivante, Carson tenta de quitter le bureau en 1945, mais il y avait peu de postes disponibles pour ses qualifications. Le poste de rédactrice en chef des publications lui fit offert en 1949, puis après le succès de ses livres, elle atteignit une sécurité financière suffisante pour lui permettre d’abandonner son poste en 1952 et de se concentrer uniquement sur l’écriture.

La trilogie de la mer

Lors de son mandat au sein du Bureau des pêches, Carson affina son talent de communicatrice en écrivant plusieurs brochures éducatives. C’est d’ailleurs une brochure qu’on lui demanda de transformer en essai qui fut à l’origine de son livre de 1941. Il s’agit de Under the Sea Wind, un récit racontant les aventures sous-marines des organismes qui y vivent. Ce livre reçut des éloges, mais n’eut pas beaucoup d’exemplaires vendus.

Alors qu’elle était rédactrice en chef au Bureau des pêches, Carson entreprit la rédaction d’un autre ouvrage ayant comme objet la vie dans l’océan. Celui-ci allait connaitre une popularité beaucoup plus importante que le précédent. En effet, des chapitres de The Sea Around Us, publié en 1951, furent repris par le Science Digest, le Yale Review et The New Yorker. L’ultime chapitre du livre « La naissance d’une île » remporta même le prix George Westinghouse de l’écrit scientifique décerné par la American Association for the Advancement of Science. En plus de cette distinction, The Sea Around Us figura au palmarès des meilleures ventes du New York Times pendant quatre-vingt-six semaines, il reçut le National Book Award, la médaille John Burroughs et le Reader’s Digest en fit une version courte. Le bon travail de Carson fut récompensé par deux doctorats honorifiques. Ces succès lui procurèrent une sécurité financière, confirmée lorsque Carson vendit les droits de son livre pour un documentaire. Ce livre fut également réédité et devint à chaque fois un best-seller. C’est alors que Carson décida de se consacrer à l’écriture à temps plein.

Afin de boucler la boucle entourant l’écologie et la biologie marine, Carson décida d’aborder ce thème d’un autre point de vue dans le dernier ouvrage de sa trilogie de la mer. Dans The Edge of the Sea, publié en 1955, elle s’intéressa plutôt à la vie des écosystèmes littoraux de la côte Atlantique. Ce livre ne connut pas autant de succès que The Sea Around Us, mais fut publié de façon condensé dans le New Yorker. Il reçut tout de même de très bonnes critiques en raison du talent d’écrivaine de Carson.

Une célibataire dévouée pour sa famille en quête d’amitié

Malgré ses nombreux projets et implications, Rachel Carson fut une femme aimante très près de sa famille. D’une part, elle a subvenu en partie à leurs besoins alors qu’elle était aux études. D’autre part, en 1937, elle devint la seule source de revenus de sa mère et de ses deux nièces, à la suite de la mort de sa soeur ainée. Ainsi, pendant les années quarante, elle s’occupa de ses nièces jusqu’à ce qu’elles deviennent autonomes.

En 1953, elle décida de déménager avec sa mère dans le Maine. Ayant toujours été un peu solitaire, Carson fit une rencontre importante cette même année : Dorothy Freeman, sa voisine de l’époque, qui devint alors sa meilleure amie. Lors de leur première rencontre, Freeman fut très impressionnée de rencontrer Carson qu’elle connaissait déjà de réputation en raison du succès de The Sea Around Us. Pour sa part, Carson avait besoin d’une confidente, de quelqu’un qui pouvait la comprendre et l’accepter comme elle était. Ces deux femmes avaient une passion commune, la nature. Dorothy Freeman et son mari ne résidaient que l’été dans la demeure près de la maison de Carson. Elles ne cessèrent jamais de correspondre régulièrement alors qu’elles étaient séparées. Jusqu’à la mort de Carson, ces deux femmes tentèrent de se voir à chaque fois que leurs emplois du temps leur permettait.

En 1957, Carson fut appelée à quitter le Maine pour le Maryland, car une de ses nièces décéda, laissant son fils de cinq ans orphelin. À l’âge de cinquante ans, Carson décida donc d’adopter le petit garçon tout en continuant de s’occuper de sa mère. Malgré toutes ses responsabilités, elle continua à s’intéresser aux facteurs menaçant l’environnement.

Bref, Rachel Carson ne se sera jamais mariée, mais sera restée dévouée à sa famille jusqu’à la fin de ses jours.

Le jour où les oiseaux cesseront de chanter

La contribution la plus importante de Rachel Carson fut bien sûr la publication de son livre Silent Spring qui dénonçait les effets néfastes pour l’environnement du DDT (dichlorodiphenyltrichloroethane) et d’autres pesticides.

C’était en 1945, à l’époque où elle travaillait toujours au Bureau des pêches des États-Unis, que Carson entendit parler du DDT pour la première fois. Il était présenté comme un pesticide révolutionnaire tuant les insectes et contribuant ainsi à l’amélioration du domaine agricole. Or, bien que des tests aient commencé à être effectués afin de connaitre les effets de ce produit sur l’environnement, à l’époque peu d’éditeurs souhaitaient publier sur ce sujet. Ainsi, même si cette utilisation des pesticides synthétiques l’inquiétait, Carson n’écrivit pas d’article sur ce thème pendant de cette période.

Lors de son retour au Maryland en 1957, Carson s’intéressa de nouveau à la question. Elle était inquiète vis-à-vis des propositions du département de l’Agriculture. En effet, ce département envisageait d’éradiquer les fourmis de feu en procédant à un épandage aérien de DDT et d’autres pesticides. Les régions concernées étaient inquiètes des conséquences que ce procédé pouvait engendrer. La section de Washington de la Société nationale Audubon décida alors d’engager Carson pour l’aider à rendre publics les effets de ces pesticides sur l’environnement. Elle procéda donc pendant quatre ans à une collecte d’information des effets néfastes du DDT sur l’environnement. Carson réalisa seule ce projet pour ne pas être influencée par des sources extérieures et pour se concentrer davantage sur ses recherches.

Alors qu’elle effectuait des études sur ces pesticides, elle rencontra de nombreux scientifiques qui s’intéressaient aussi à la question. Par contre, leurs opinions étaient divisées. Une portion des scientifiques était convaincue qu’il n’y avait aucun danger, alors que les autres étaient d’accord qu’il pouvait s’agir d’un danger potentiel. En 1959, elle fut alors la cible du département de l’Agriculture qui tenta de discréditer ses recherches. En réponse à ces critiques, Carson décida d’écrire une lettre ouverte qui fut publiée dans le Washington Post. Dans celle-ci, elle fit part à la population du silence des oiseaux, une expression qu’elle utilisait pour exprimer la diminution de la population d’oiseaux en raison de l’utilisation abusive des pesticides. À la même période où elle effectuait ses recherches, parallèlement, les médecins firent un lien très étroit entre les pesticides et les cancers.

À la suite d’une collecte de données abondante, Carson se mit à l’écriture de son livre en 1960. En effet, elle avait effectué d’innombrables recherches documentaires, étudié des centaines de cas de personnes exposées aux pesticides et mesuré l’impact de celles-ci sur l’environnement en général. Elle compléta la majeure partie de la rédaction de son livre cette même année, mais avec difficulté, étant donné qu’elle contracta un cancer du sein. Malgré son combat contre la maladie, elle fut capable d’apporter les dernières retouches et ajouts à son livre en 1961 pour qu’il puisse enfin être publié en 1962. Elle décida de lui donner le titre percutant de Silent Spring (« Printemps silencieux ») pour représenter la possible absence du chant des oiseaux dans un avenir où l’humain ne se serait pas soucié de l’environnement.

Ce livre est en grande partie consacré aux effets des pesticides sur les écosystèmes naturels, mais aussi sur les humains, plus particulièrement sur des cas d’empoisonnement aux pesticides, sur les cancers et sur les autres problèmes de santé qui en découlent. Elle prédit alors que si personne n’agit pour contrer les pesticides chimiques, la situation risquait de s’aggraver. Finalement, elle conclut en proposant d’opter  pour des pesticides biologiques comme alternative aux pesticides chimiques.

Dans l’année suivant la publication de Silent Spring, le livre fut vivement critiqué. C’est surtout en raison de la parution d’une série dans le New Yorker, qui reprenait les chapitres du livre, que les géants de l’industrie chimique commencèrent à se sentir menacés. S’ensuivit alors une campagne de dénigrement à l’encontre de Rachel Carson. On l’accusa d’être une femme hystérique trop émotive, tentant ainsi de remettre en cause ses compétences scientifiques.

Finalement, la campagne de l’industrie chimique échoua et la majorité de l’opinion publique se rangea du côté de Carson. Le livre fut vendu à plus de 500 000 exemplaires aux États-Unis et fit prendre conscience à la population des dangers de l’épandage des pesticides dans l’environnement.

Décès et héritage

L’ironie du sort a frappé Rachel Carson. Cette femme qui, dans son dernier ouvrage, a tenté de prévenir la population des dangers des pesticides qui pouvaient être à la source de certains cancers contracta elle-même cette maladie. Le cancer du sein qui s’était déclenché lors de la rédaction de Silent Spring n’est pas disparu suite à une mastectomie et à une radiothérapie. Au contraire, les protocoles thérapeutiques utilisés sur Carson l’ont même affaiblie. En 1964, son cancer atteignit son foie et elle décéda d’une crise cardiaque le 14 avril à l’âge de 56 ans.

Rachel Carson eut un grand impact sur son époque. Elle fait partie de ceux qui ont eu une influence considérable sur la naissance du mouvement écologiste dans les années 1960. Elle eut aussi une grande influence sur la montée de l’écoféminisme et sur de nombreuses scientifiques féministes. De plus, Silent Spring fut à l’origine d’une campagne pour l’interdiction du DDT aux États-Unis. En 1967, un groupe de défense de l’environnement, Environmental Defense Fund, fut fondé et engagea un procès contre le gouvernement pour interdire ce pesticide. En 1972, il remporta la cause et ce fut le début de l’interdiction progressive du DDT aux États-Unis.

Parallèlement, grâce à l’héritage de Carson, fut créée en 1970 l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis qui eut comme mandat de réguler les pesticides et du même coup de mettre en avant les problèmes de l’industrie agricole.

Finalement, force est d’admettre que le combat sans relâche de Rachel Carson pour l’environnement a contribué au mieux-être des humains et de l’environnement. Elle a su réveiller les esprits et mettre en marche un mouvement écologiste qui tente aujourd’hui de prévenir et de réparer les erreurs du passé. En plus d’être une scientifique hors pair, elle a su être une femme aimante qui a toujours été présente pour ses proches. Rachel Carson a fait sa marque parmi les plus grands à une époque où la femme était toujours considérée comme un bien au Canada. Elle ne s’est jamais permis d’arrêter de poursuivre ses rêves et de rechercher la vérité. Elle a fait beaucoup de bien à la planète et inspire aujourd’hui des milliers de femmes. Rachel Carson est définitivement un modèle à suivre. Ne l’oublions pas et tentons de faire comme elle, de poursuivre nos objectifs, peu importe ce qui se trouvera sur notre route.

Œuvres principales

Carson, Rachel L. (1952), La Vie de l’océan, (P. de Lanux, trad.), Paris, Amiot-Dumont (ouvrage original publié en 1941 sous le titre Under the Sea Wind, New York, Oxford University Press)

Carson, Rachel L. (1975), Cette mer qui nous entoure, (C. Delavaud, trad.), Paris, Stock (ouvrage original publié en 1951 sous le titre The Sea Around Us, New York, Oxford University Press)

Carson, Rachel L. (1957), Là où finit la mer. Le rivage et ses merveilles, (A. de Cambiasy, trad.), Paris, Amiot-Dumont (ouvrage original publié en 1955 sous le titre The Edge of the Sea, Boston, Houghton Mifflin Company)

Carson, Rachel L. (1963), Le Printemps silencieux, (J.-F. Gravand, trad.), Paris, Plon (ouvrage original publié en 1962 sous le titre Silent Spring, Boston, Houghton Mifflin Company)

Carson, Rachel L. (1965), The Sense of Wonder, New York, Harper & Row

Carson, Rachel L. (1941), Under the Sea Wind, New York, Oxford University Press

Carson, Rachel L. (1951), The Sea Around Us, New York, Oxford University Press

Carson, Rachel L. (1955), The Edge of the Sea, Boston, Houghton Mifflin Company

Carson, Rachel L. (1962), Silent Spring, Boston, Houghton Mifflin Company

Carson, Rachel L. (1965), The Sense of Wonder, New York, Harper & Row

Distinctions et hommages

Al Gore, ancien vice-président des États-Unis et prix Nobel de la paix, déclara :

Rachel Carson’s landmark book offers undeniable proof that the power of an idea can be far greater than the power of politicians. (…) Rachel Carson was one of the reasons I became so conscious of the environment and so involved with environmental issues.

  • Presidential Medal of Freedom
  • Médaille d’or de la New York Zoological Society
  • John Burroughs Medal
  • Médaille d’or de la Geographical Society of Philadelphia
  • National Book Award
  • Achievement Award, American Association of University Women
  • Audubon Medal, National Audubon Society
  • Cullum Geographical Medal, American Geographical Society
  • Spirit of Achievement Award, Albert Einstein College of Medicine

Références

Brooks, Paul (1998), Rachel Carson: The Writer at Work, San Francisco, Sierra Club Books, 359 p.

Lear, Linda J. (1997), Rachel Carson: Witness for Nature, New York, Henry Holt & Co, 634 p.

Lear, Linda J. (1996), « The life and legacy of Rachel Carson».
http://www.rachelcarson.org/Default.aspx
(consulté le 21/10/2015).

Leonard, Jonathan Norton (1964), « Rachel Carson Dies of Cancer; Silent Spring Author Was 56 », The New York Times, 15 avril.
http://www.nytimes.com/books/97/10/05/reviews/carson-obit.html (consulté le 01/12/15)

Souder, William (2012), On a Farther Shore: The Life and Legacy of Rachel Carson, Author of Silent Spring, New York, Broadway Books, 520 p.

Page Wikipédia de Rachel Carson :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rachel_Carson (consulté le 21/10/15)

Références complémentaires

Gore, Al (1994), « Introduction », dans Carson, Rachel L., Silent Spring, Boston, Houghton Mifflin Company.
http://clinton2.nara.gov/WH/EOP/OVP/24hours/carson.html
(consulté le 20/10/15)

Stoll, Mark (2012), « Rachel Carson’s Silent Spring, A Book that Changed the World ».
http://www.environmentandsociety.org/exhibitions/silent-spring/overview (consulté le 01/12/15)

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