7 La dimension formative des recherches biographiques

Olga Czerniawska

Les recherches biographiques ont plusieurs dimensions. L’une d’elles est la dimension définie par la sociologie. La sociologie voit en elles une méthode de recherche et, sous cet angle méthodologique, elles analysent le cours de la vie et produisent des résultats de recherches. L’éducation les définit différemment : outre l’angle méthodologique, elle les perçoit aussi dans une dimension formative. C’est cette dimension qui est analysée dans ce chapitre.

L’Histoire de vie comme processus de formation

Je commence l’analyse en mentionnant le titre du livre de Pierre Dominicé L’Histoire de vie comme processus de formation. Ce livre, publié en 1990, est devenu une base et un encouragement à utiliser l’histoire de sa vie, la situation de narration de sa propre biographie et son analyse pour des activités à caractère de diagnostic, de connaissance de soi, de mesures de vie et de tentatives pour transformer, améliorer, ou encore pour l’épanouissement de la vie. Pierre Dominicé a proposé à des étudiantes et étudiants en cours du soir de pédagogie à l’Université de Genève de raconter l’histoire de leur vie. Durant ces cours, elles et ils ont travaillé des projets visant à effectuer des changements pour pouvoir arriver à la satisfaction de ce qui est fait et la manière dont on le fait. Se raconter soi-même, son passé, son enfance, ses expériences de jeunesse, ses réussites, ses succès et ses échecs, ses plans pour l’avenir, présenter l’histoire de sa famille, de l’école, du travail professionnel et plus largement l’histoire de sa ville, de son pays, du monde, les événements essentiels du courant de sa vie. Gaston Pineau (1983) analyse le voyage vécu au fond de soi, les fonctions formatives de se raconter. Comme le montre dans son livre Marie-Christine Josso (1997) et l’exprime Duccio Demetrio (1999 et 2000), raconter l’histoire de sa vie satisfait à une fonction thérapeutique. En somme, raconter sa biographie est un chemin, une manière de se connaître et sert d’auto-information, d’auto-éducation, de direction de vie, de réalisation dans la vie de certaines aspirations, de travail pour une meilleure utilisation de sa vie, de ses capacités, pour atteindre les objectifs prévus.

Raconter sa vie remplit plusieurs fonctions

Ainsi, se raconter est un pas fondamental dans la formation des adultes, leur auto-éducation. Raconter sa vie remplit plusieurs fonctions, intervient dans des cas de situations individuelles et est un moyen de se connaître, d’analyser sa propre vie; cela représente une sorte de mémoire du cœur, et plus particulièrement dans la période de la vieillesse, lorsque l’on évalue sa vie, lorsqu’on souhaite une autodétermination au regard de ses souvenirs d’enfance, de jeunesse, des amis, bref, du passé. Cela peut avoir la fonction d’auto-évaluation, une quête des causes des échecs et un fondement pour des réalisations…

Dans la situation de groupe, l’emploi de méthodes biographiques peut prendre la forme d’une sorte de thérapie et de rationalisation; il représente une manière de surmonter l’accoutumance, de se débarrasser de mauvaises habitudes, d’actions. Il ouvre un chemin de connaissance et d’analyse de ses propres agissements, une conscientisation de ses propres erreurs, de ses mauvais penchants, de ses défauts ou de ses dépendances. C’est ainsi que travaillent les groupes de thérapie et de resocialisation. Des alcooliques, des toxicomanes, celles et ceux qui éprouvent des difficultés d’apprentissage, des personnes qui expriment de manière excessive leur agressivité, des personnes ayant souffert de burnout dans l’exercice de leur profession, des sans-abris, des personnes en instance de divorce, etc. Mais également des personnes qui entreprennent des études, de jeunes parents et des conjoints se préparant à une vie commune ou à de longs voyages. Les ateliers biographiques centrés sur des groupes de participant(e)s accomplissent une fonction cognitive et thérapeutique. Ils débloquent, par exemple, les enseignantes et enseignants qui ont souffert de burnout dans l’exercice de leur profession; ils encouragent l’étude des élèves traversant des déboires scolaires; ils encouragent les sans-abris à sortir de leur situation d’errance et à la limite de la misère.

De tels ateliers fondés sur l’analyse de vie et la discussion en groupe ont été utilisés par l’association Quart Monde dans des quartiers où loge la pauvreté, des bidonvilles et des favelas. Ils ont essayé de travailler avec les habitantes et habitants en proposant un chemin pour sortir de la pauvreté en favorisant la réflexivité. Ces ateliers biographiques ont restauré les souvenirs, ont sauvé de l’oubli de nombreux faits, des personnes et des choses, de nombreux événements, des comportements ou encore des affaires qui n’étaient pas enregistrées, que l’on semblait avoir oubliées, qui avaient évolué et disparu. Ont ainsi été ravivés les liens entre générations dans les familles, sont apparus d’anciens professeurs ou professeures et collègues. Nous évoquons le souvenir de plats, de parfums et de saveurs. Nous entendons des mélodies oubliées, nous reconstituons des faits historiques gommés et des situations de vie. La vague des souvenirs, qui s’était éloignée depuis longtemps, revient. Nous nous rappelons les anciens prix, les salaires, les dépenses. Nous dégageons diverses affaires tels de l’argent mis de côté, des dettes acquises ou des épargnes. Les possibilités thématiques ouvrent des domaines surprenants lors d’ateliers de mémoire du passé, thématiques reprises dans le périodique édité par Philippe Lejeune La Faute à Rousseau.

Le lecteur polonais ou la lectrice polonaise peut s’étonner des études biographiques réalisées auprès d’habitant(e)s des banlieues de Montréal, lorsque ces personnes partagent leur expérience de pauvreté. Car le Canada fait penser en Pologne à une terre où coulent le lait et le miel, à un pays rêvé pour l’émigration. S’efforcer d’obtenir le permis pour s’établir au Canada et recevoir l’acceptation représente le sommet du rêve pour celles et ceux qui songent à l’émigration. Durant la Seconde Guerre mondiale, les personnes prisonnières des camps de concentration à Auschwitz-Birkenau appelaient « Canada » ces lieux de travail où elles pouvaient rester sous un toit avec de la chaleur, comme les entrepôts de vêtements ou d’autres choses qui étaient triés, la cuisine où ils épluchaient les pommes de terre et rutabagas. En ces espaces, elles demeuraient à l’abri, elles pouvaient obtenir quelque chose pour elles-mêmes ou pour d’autres prisonnières et prisonniers qui leur étaient proches (Borowski, 1983; Nałkowska, 1946; Szmaglewska, 1967). Les entretiens biographiques des habitant(e)s pauvres de la banlieue de Montréal surprennent. Mais, si une personne n’est pas parvenue à se débrouiller en exil, dans une société qu’on se représente riche, il importe de chercher les causes de l’échec, dans le contexte d’une grande métropole, au niveau du comportement ou du mode de vie de cette personne. La recherche s’engage alors sur la voie des difficultés vécues par l’individu pour s’intégrer aux nouvelles conditions de vie et aux nouvelles exigences, sur le fait qu’elle ou il se sente perdu, sur l’échec d’intégration à ce pays d’accueil, où il existe théoriquement plusieurs possibilités d’emploi, de vie paisible et prospère. Rechercher les forces et les moyens de sortir d’une situation de pauvreté peut notamment prendre appui sur les expériences des personnes qui ont réussi leur intégration professionnelle et familiale.

On peut affirmer que les études biographiques confirment des règles proposées par la pédagogie sociale, à savoir trois méthodes socio-éducatives : le cas individuel, le groupe et l’assainissement du milieu local par les forces de ce milieu (Radlińska, 1961). La connaissance tirée de l’analyse de sa propre vie est la seule voie éducative pour l’évolution de sa propre vie et pour la recherche des meilleures solutions.

On ne peut omettre d’autres fonctions des recherches biographiques. Il s’agit à présent de présenter quelques institutions fondées dans cette perspective de dimension formative de recherches biographiques.

Exemples d’activités au service de la préservation de la mémoire

C’est en priorisant le service au patrimoine de la mémoire et créé par les propres habitants que sont nées les archives dans lesquelles sont rassemblés des documents personnels tels que des journaux intimes, des souvenirs ou des lettres. De telles archives ont été organisées dans quelques pays d’Europe, mais également aux États-Unis. Le réseau d’archives coexistait avec des associations se concentrant sur la protection de ces matériaux, leur analyse et leur récolte.

Une des premières archives a été constituée en 1989, les archives de Pieve Santo par Stefano de Saverio Tutino. En 1991, Philippe Lejeune a organisé des archives à l’Université de Paris 10-Nanterre. En 1991, quelques personnes en France se sont efforcées de créer une association qui traiterait le matériel autobiographique, et c’est ainsi qu’à Ambérieu-en-Bugey, est apparue l’Association pour l’autobiographie et le patrimoine autobiographiques, l’APA. Les membres de cette association se rencontrent régulièrement, lisent des textes déposés à l’APA et publient différents matériaux. Philippe Lejeune a créé le périodique La Faute à Rousseau[1]. C’est un périodique du genre recueil, publié trois fois par an. Chaque numéro est consacré à un thème et contient des documents biographiques qui lui sont reliés. On y trouve des années d’anniversaires telles que celle de la Première ou de la Seconde Guerre mondiale, ou de la création de l’APA. On y trouve des numéros thématiques, par exemple autour du cinéma, de l’alimentation, de la vieillesse, d’Internet, de la santé, etc. Dans chaque numéro, une partie est consacrée aux activités des cercles qui agissent de manière régulière dans quelques villes de France, de Belgique et de Suisse. Les membres du cercle lisent des textes autobiographiques et en discutent. Ces échanges constituent des situations à caractère d’autoformation, de développement intellectuel, du plaisir de lire et de converser, de discuter sur des sujets qui apportent des connaissances aux participantes et aux participants (Lejeune, 2017).

Les membres de l’Association des cercles de discussion organisent une fois par an des conférences et des débats sur des sujets spécifiques. Ce sont des rencontres de quelques jours au cours desquelles se tiennent des discussions, des tables rondes, des réunions et des délibérations. L’activité des Cercles peut être considérée comme une forme d’éducation pour adultes fondée sur les intérêts biographiques des participantes et des participants. Les membres des Cercles lisent, discutent, échangent leurs points de vue, écrivent des textes à des fins de publication (Lejeune, 2017).

Sous les auspices de l’APA sont organisées des conférences internationales et des rencontres de chercheurs et chercheuses spécialistes des recherches biographiques. À l’occasion de la conférence, sont menés des séminaires et des discussions au sujet de recherches et de leurs fonctions dans la formation des adultes.

Pour terminer, je mentionnerai encore une autre forme d’activité : il s’agit de concours pour écrire ses souvenirs, un travail sur des sujets spécifiques tels que les voyages, l’activité professionnelle, l’émigration, l’école de la famille, etc. Le concours recueille et évalue les œuvres soumises et les publie. Des livres paraissent sur le sujet : mon premier métier, voyages, souvenirs de la guerre, du camp de concentration, etc.

Nous pouvons encore parler d’une forme d’action. On peut la considérer comme une institution ou une sorte d’activité didactique. Ce sont les jeux de société. Ils consistent en un tableau contenant des images de diverses expériences, ressentis, événements de la vie, tels que par exemple l’école, le voyage, le rêve, le jeu, la poésie, etc. La personne raconte à partir d’un élément qu’elle associe à une image donnée, à ce qu’elle pense. Les participantes et participants au jeu apprennent beaucoup sur eux-mêmes, se connaissent, parlent, racontent, se libèrent. Ils actionnent la mémoire du cœur, qui est la mémoire mentale, qui recrée d’anciennes saveurs, odeurs, images. Cette mémoire ravive le souvenir d’amis, parents, cousins, lieux chers, intérêts. Les ateliers sont une autre forme de jeu, de plaisir, tels que : mon message pour les autres, une bouteille à la mer, mes rêves, mes voyages, etc.

Le photolangage remplit une tâche similaire. C’est une démarche consistant à choisir des photos en noir et blanc parmi diverses photos présentées et à raconter à quoi nous font penser ces photos, les pensées qu’elles évoquent, les diverses associations qu’elles déclenchent. Toutes les participantes et tous les participants peuvent s’exprimer librement. En faisant connaissance, les personnes du groupe échangent à propos de divers sujets intéressants, apprennent à connaître différents points de vue. Le photolangage peut ainsi s’adresser aux personnes ayant atteint l’âge de la retraite plus ou moins récemment. Celles-ci parlent de leurs expériences, des premiers jours de la retraite, de leurs projets de vie à cette étape de leur parcours de vie. Mais on peut les utiliser également dans d’autres groupes et situations.

Les recherches biographiques montrent la richesse et la profondeur de la culture des personnes analphabètes. Les recherches menées en Amérique latine révèlent des pensées et des problèmes de sociétés auprès de populations n’ayant atteint qu’un court niveau d’enseignement. Le respect pour ses sociétés aux ressources éducatives et financières très limitées s’exprime dans le travail et la conception de l’éducation de Paulo Freire (1970) au Brésil, pensée également valorisée en Europe. Son programme d’enseignement est né de conversations menées par des personnes au marché, dans la rue, les places publiques en ville, et enregistrées par des actrices et acteurs sociaux et des enseignantes et enseignants. Sa démarche a utilisé des affiches publicitaires conçues pour des personnes analphabètes. Le recueil de ces points de vue a aussi conduit à des discussions, à la création de programmes d’action sociale.

Les multiples fonctions des recherches biographiques montrent des recherches biographiques d’enseignantes et d’enseignants et d’anciens ouvrières et ouvriers des chantiers navals de Nantes[2]. Le département des sciences de l’éducation à l’université de Nantes est situé dans un bâtiment d’un ancien chantier naval. Un musée de construction de navires y a également trouvé sa place. Les visiteuses et visiteurs sont guidés par d’anciens travailleuses et travailleurs de ces lieux. Le récit professionnel dans un chantier naval est le récit de leur propre biographie, le souvenir de leur propre travail, de leurs expériences et de celles de leurs collègues, de leur passé. Il s’agit bien de cette mémoire du cœur dont il a déjà été fait allusion. La vie est un rappel du passé, la préservation de faits, de sujets et de temps qui ne sont plus, qui ont disparu et que l’on peut conserver et reconstituer uniquement en les racontant. Le récit de la scolarité, de leur famille et des lieux d’habitation à leur époque sauve de l’oubli de nombreux événements, objets et coutumes. C’est par le récit biographique et les recherches biographiques que l’on peut trouver les réponses aux questions : comment était-ce? À quoi servait cet objet?

Histoire des archives autobiographiques

En 1984 sont créées en Italie les Archives biographiques nationales, à Pieve Santo Stefano. Elles sont fondées par Saverio Tutino en association avec la fédération « Vivre et l’Écrire », fondée à Orléans par Pierre de Givenchy.

En 1991, Philippe Lejeune et Michelle Perret organisent une journée d’étude des archives biographiques à l’Université Paris 10-Nanterre. Un projet voit le jour afin de constituer une association qui mènerait des recherches et des activités liées à l’écriture de biographies et leurs études. Le 9 juin 1992 a lieu la journée « Archives autobiographiques », à laquelle participent l’Italien Saverio Tutino et les habitantes et habitants d’Ambérieu-en-Bugey. À cette occasion, un appel pour organiser l’association est lancé alors que quelques mois plus tôt, le 4 mars, est annoncée la fondation de l’Association pour l’autobiographie et le patrimoine autobiographique dont nous avons fait mention plus tôt. En effet, le 1er juin de cette même année, Philippe Lejeune entreprend les démarches pour créer l’association. Un conseil d’administration est alors mis sur pied et Chantal Chaveyriat-Dumoulin est élue présidente. Le 27 juin a lieu la première journée autobiographique à Ambérieu-en-Bugey, avec un pique-nique dans le château d’Allymes, une table ronde avec 500 habitant(e)s, un groupe de lecture et un groupe d’écriture, ainsi qu’un bulletin d’information publié par Chantal Chaveyriat-Dumoulin intitulé Le Citoyen d’Ambérieu-en-Bugey qui encourage cette création d’une association autobiographique. Le 18 octobre, Philippe Lejeune réunit autour de lui dix-huit personnes à Fontenay-aux-Roses : l’organisation de l’association est affinée et la décision de sa localisation dans la bibliothèque municipale de La Grenette à Ambérieu-en-Bugey est prise.

En guise de conclusion

On peut parler de mémoire photographique et de mémoire du cœur. La mémoire est-elle fidèle, objective ou subjective, ou peut-elle être une source de connaissance? Souvent, la mémoire est traitée comme une source de connaissance du passé, le récit est traité comme un témoin du passé ou une source de connaissance. Et il en est ainsi lorsque l’interview biographique concerne des sujets précis tels que la famille, l’école, des personnes précises, des situations de la vie, la profession, etc. Martine Lani-Bayle et Maria de Passeggi (2014) présentent, en se fondant sur des récits de souvenirs d’école, de l’histoire et de l’éducation dans le passé, comment on enseignait, à quel endroit on enseignait, qui enseignait et qui était l’élève. De telles tentatives visent la reconstitution du passé, par exemple des conditions et des manières de construire des navires à une autre époque. Cet objectif cognitif du récit de soi, utilisé dans des groupes de personnes sélectionnées, peut également servir de thérapie, de transmission de sa propre vie, cela se produit ainsi lorsque les participant(e)s correspondent à un groupe de personnes prisonnières, toxicomanes ou malades, par exemple. De telles recherches ont été menées dans le milieu de la santé, de la prostitution, s’approchant de personnes vivant dans des conditions difficiles, la pauvreté notamment. Les recherches biographiques jouent un rôle important dans la pédagogie de Paulo Freire (1970), dans sa « pédagogie des opprimés ».

Mes contacts avec les recherches biographiques se sont concrétisés sur deux axes de recherche. Les souvenirs d’enfance de personnes de 40, 50, 60 ans ou davantage qui racontent leur enfance. Chaque groupe d’âge est devenu un sujet de thèse de licence, de maîtrise ou de doctorat. Un sujet similaire est celui de la mémoire de l’école dont nous avons parlé ci-dessus. Le deuxième axe de recherche est constitué par les événements personnels et mondiaux de jeunes, d’adultes et de personnes âgées. Ce sujet s’est constitué en un projet de recherche internationale impliquant quelques pays d’Europe et d’Amérique latine. Les entretiens biographiques ont stimulé la mémoire des personnes répondantes, des personnes narratrices ainsi que des étudiantes-chercheuses et étudiants-chercheurs. Le sujet s’est avéré intéressant pour les chercheuses et chercheurs travaillant dans diverses facultés s’occupant de l’éducation des adultes à différents endroits du globe.

Références

Borowski, T. (1983), Wybór opowiadań, Warszawa, Państwowy Instytut Wydawniczy.

Demetrio, D. (2000), Terapeutyczny wymiar mówienia o sobie, Krakow, Impuls.

Demetrio, D. (1999), Zabawa na tle życia. Gra autobiograficzna w edukacji, Krakow, Impuls.

Dominicé, P. (1990), L’histoire de vie comme processus de formation, Paris, L’Harmattan.

Freire, P. (1970), Pedagogy of the Oppressed, New York, Herder and Herder.

Josso, M-C. (1997), Cheminer vers soi, Lausanne, L’Âge d’homme.

Lani-Bayle, M. et Passeggi, M. (2014), Raconter l’école. À l’écoute de vécus scolaires en Europe et au Brésil, Paris, L’Harmattan.

Lejeune, P. (2017), Napisać swoje życie, Wrocław, DSW.

Nałkowska, Z. (1946), Medaliony, Warszawa, Czytelnik.

Pineau, G. et Marie-Michèle (1983), Produire sa vie. Autoformation, Montréal, Éditions coopératives Albert Saint-Martin.

Radlińska, H. (1961), Pedagogika społeczna, Wroclaw, Warszawa, Krakow, Ossolineum.

Szmaglewska, S. (1967), Dymy nad Birkenau, Warszawa, Czytelnik.

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Czerniawska, Olga. (2019). « La dimension formative des recherches biographiques ». In Les voies du récit. Pratiques biographiques en formation, intervention et recherche (coordonné par Marie-Claude Bernard, Geneviève Tschopp et Aneta Slowik), p. 125-134. Québec : Éditions science et bien commun & LEL du CRIRES.


  1.  Voir La Faute à Rousseau, 31, 2002 – Les dix ans de l’APA (Association pour l’autobiographie et le patrimoine autobiographique).
  2.  Cf. le texte de Michel Rival dans ce même ouvrage (note des coordinatrices).

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