"

Présentation des autrices et des auteurs

Warayanssa Mawoune est maîtresse de conférences et enseignante-chercheure en sciences du langage à la Faculté des arts, lettres et sciences humaines (FALSH) de l’Université de Maroua, puis de Garoua depuis 2023. Coordonnatrice nationale du Réseau des auteurs et conteurs par la tradition orale (RACTO) du CELHTO (Centre d’études linguistiques et historiques par la tradition orale) de l’Union africaine, son champ heuristique et ses recherches portent entre autres sur l’analyse du discours social, sur les stéréotypes et représentations sociales des femmes à travers le discours littéraire et les doxas locales. Elle s’intéresse également au discours numérique, aux réseaux sociaux et aux modes d’expression et d’énonciation des violences verbales qui s’y déploient. Warayanssa Mawoune est lauréate de la deuxième édition du programme AUF pour chercheurs francophones du Sud sur le thème : « L’égalité Femme-Homme ». Elle est membre du CODESRIA (Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique) depuis 2023 et membre associée du Laboratoire Langues, Dynamiques et Usages (LADYRUS- Université de Ngaoundéré) et du Centre d’Études et de Recherche en Paix, Sécurité et Intégration (Université de Maroua, Cameroun).

Docteure Babette Koultchoumi est enseignante à la Faculté des arts, lettres et sciences humaines (FALSH) de l’Université de Maroua, au Cameroun. Anthropologue de formation, spécialisée en anthropologie visuelle, elle développe une approche transversale et phénoménologique qu’elle mobilise dans l’analyse des dynamiques de genre en contextes de crises combinatoires. En s’écartant des lectures strictement victimaires, ses travaux mettent en lumière les transformations sociales induites par les conflits. Cette posture analytique nourrit ses collaborations avec des acteur·trice·s du développement plaçant la sécurité humaine au cœur de leurs interventions. Ses recherches contribuent ainsi à la diffusion d’une anthropologie du risque et de la résilience dans l’espace sahélien.

***

Safiatou Saïdou est titulaire d’un doctorat en sociologie obtenu en 2022 à l’Université de Maroua. Elle est actuellement enseignante-chercheure au Département des sciences de l’orientation de l’Université de Garoua. Ses travaux de recherche s’inscrivent dans les champs du genre, de l’éducation, du  foncier rural, de la gestion des conflits agropastoraux. Elle s’intéresse également à l’accompagnement du développement rural ainsi qu’au renforcement de la résilience des populations vulnérables et des personnes en situation de handicap. Son parcours scientifique et professionnel l’a conduite à collaborer avec plusieurs organisations internationales, notamment le PNUD, l’UNICEF, l’OIM, l’AFD et la GIZ, dans le cadre de projets portant sur l’animation rurale, le renforcement des capacités des acteur·trice·s sociaux, le diagnostic participatif et la planification des interventions de développement.

Juvintus Guimaye est enseignante-chercheure au Département des arts du spectacle et des beaux-arts à la Faculté des arts, lettres et sciences humaines de l’Université de Maroua et membre du LAVC (Laboratoire d’anthropologie visuelle et de cinéma) dans la même université. Elle est aussi, depuis 2023, conservatrice au Conservatoire des Arts et de l’innovation de l’Institut des beaux-arts et de l’innovation (IBAI) de l’Université de Garoua. Juvintus Guimaye est par ailleurs ingénieure de conception en métiers de scène, doctorante en anthropologie visuelle et réalisatrice de plusieurs films ethnographiques. Elle mène ses travaux de recherche sur l’anthropologie du peuple mafa, basée sur les dynamiques socioculturelles, les conflits intercommunautaires et leurs mécanismes de résolution dans le Mayo-Tsanaga à l’Extrême-Nord Cameroun.

Herman Dourga Djakdjing est docteur en littérature francophone. Il s’intéresse aux questions d’interculturalité, de transculturalité, d’identité, d’hybridité et d’écologie dans les œuvres d’auteurs et d’autrices francophones. Auteur de plusieurs articles dans son domaine, il a par ailleurs œuvré comme moniteur et enseignant à l’Université de Maroua, au Département de langue et littérature françaises et au Département des sciences du langage et de la communication.

Nasser Madi est en dernière année de doctorat au Département d’histoire de l’Université de Ngaoundéré. Son domaine de recherche porte principalement sur le sport, les loisirs et le tourisme sportif. Il est par ailleurs titulaire d’un diplôme de conseiller principal de jeunesse et d’animation (DCPJA) obtenu à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) de Yaoundé.