Discordance des discours entre les parties prenantes dans la réponse à la COVID-19 comme facteurs de résistance des populations camerounaises aux vaccins anti-COVID-19

Colette DJADEU NGUEMEDYAM et Marie Christelle KOA OTTO

Le 12 avril 2021, un peu plus d’un an après que les premiers cas de COVID-19 ont été enregistrés au Cameroun, le ministère de la Santé publique annonce le début des vaccinations (MINSANTE, 2022), les Camerounais·es sont encouragé·e·s à se faire vacciner pour se protéger de la maladie. Au 14 janvier 2022, le taux de personnes vaccinés reste très bas, soit 2,5 % de la population complètement vaccinés (OWID, 2022). Pour certains observateurs, « les Camerounais fuient le vaccin contre la COVID-19 comme la peste » (Kouagheu, 2021, en ligne). Cette réalité n’est pourtant pas une particularité du Cameroun. Dans d’autres pays de l’Afrique subsaharienne, le taux de vaccination est tout aussi bas. C’est le cas par exemple à Madagascar (3 %), au Nigéria (2,6 %) et en République Démocratique du Congo (0,2 %) (OWID, 2022). Si pour certains, la réticence au vaccin anti-COVID-19 en Afrique est le fait des doutes sur son efficacité, d’autres mettent en cause les messages de désinformation véhiculés par les théories « complotistes » (Banque mondiale, 2021).

Le modèle de persuasion dit « Elaboration Likelihood Model » (ELM) postule que chaque variable du processus persuasif (que ce soit la source, le message, le récepteur ou le contexte) peut influer sur des attitudes en agissant sur l’un des mécanismes fondamentaux de la persuasion. Les caractéristiques d’une source, telles que sa compétence ou son attractivité, peuvent avoir un effet sur la persuasion. Les messages qui proviennent des sources peu fiables sont plus questionnés que ceux des sources plus fiables (Petty & Briñol, 2007).

Ce texte vise alors à répondre à la question suivante : dans quelle mesure la dissonance discursive qui existe entre les organisations et certains leaders contribuent à alimenter les résistances aux vaccins anti-COVID-19 en Afrique en général et au Cameroun en particulier? Au regard du modèle « Elaboration Likelihood Model », nous postulons que l’existence d’une pluralité de sources perçues comme crédibles, qui s’opposent par leurs arguments sur la question de la vaccination contre la COVID-19, réduit leur capacité de persuasion des populations africaines. Pour vérifier cette hypothèse, nous avons exploré et analysé d’une part les discours institutionnels et des médias internationaux en ligne sur les solutions médicinales africaines contre la COVID-19. D’autre part, nous avons effectué une enquête via Google formulaire auprès de 130 personnes résidant au Cameroun, choisis de manière aléatoire, dans l’optique d’identifier les différents facteurs de leurs réticences éventuelles aux vaccins anti-COVID-19.

Les solutions médicinales locales africaines entre concurrence et complémentarité au vaccin anti-COVID-19

Le 8 juillet 2021 au Cameroun, quatre « médicaments traditionnels améliorés (MTA) » sont autorisés par le ministre de la Santé comme « adjuvants » à la lutte contre la COVID-19 car n’ayant « pas fait l’objet des essais cliniques conventionnels » (Longmene 2021, en ligne). Il s’agit de l’Adsak Covid/Elixir Covid, produits par l’archevêque de la ville de Douala, Mgr Samuel Kleda, du Corocur poudre d’Euloge Yagnigni, du Palubek’s de Christine Bekono et de Soudicov Plus de l’imam Modibo.

Cette homologation est contestée par certains scientifiques, à l’instar d’Aimé Bonny, cardiologue et enseignant à l’Université de Douala, considèrent que « Ces médicaments n’ont rien prouvé objectivement. Leurs dossiers d’autorisation de mise sur le marché sont vides en termes de preuves quantifiables statistiquement » (Longmene, 2021, en ligne). Pourtant, selon Salihou Sadou, le directeur de la Pharmacie, du médicament et des laboratoires, le contenu de chaque ingrédient de ces produits a été analysé en laboratoire. « Ce sont des plantes bien connues. On connaît leurs propriétés. Certaines ont des propriétés antivirales et antibactériennes » (Longmene, 2021, en ligne). Ce dernier reconnaît tout de même que les médicaments en question n’ont pas subi de phases précliniques et cliniques.

En avril 2020, le président malgache Andry Rajoelina lance officiellement la commercialisation du « médicament » Covid-Organics à base d’une plante médicinale Artemisia (Agence Anadolu, 2020). Il est surtout utilisé à titre préventif pour le renforcement du système immunitaire, même si, selon Andry Rajoelina, « des observations cliniques sur des patients ayant contracté le nouveau coronavirus ont déjà été concluantes » (Le Temps, 2021, en ligne). Ce « Covid-Organics » a été validé par le comité scientifique du Sénégal (Le Temps, 2021).

Au Zimbabwe, en avril 2020 (Quartz, 2021), le gouvernement zimbabwéen autorise les herboristes traditionnels à « se substituer aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) » (Courrier International, 2021, en ligne) « sur une maladie respiratoire dont on ne savait pas grand-chose à l’époque » (Courrier International, 2021).

En avril 2020, l’autorité ougandaise des médicaments approuve le Covidex, médicament à base de plantes, pour traiter la maladie COVID-19, causée par le coronavirus. Il est autorisé non pas comme une cure de COVID-19, mais comme un traitement d’appui dans la gestion des infections virales (Vox Africa, 2021).

Au Togo, une collaboration s’est développée entre les scientifiques de l’Université de Lomé et les tradi-praticien·ne·s dans le cadre de la recherche de solutions anti-COVID-19. Les scientifiques procèdent à des tests en laboratoire, des solutions médicinales sont proposées par les tradi-praticien·ne·s (BBC, 2021). Pour le professeur Kouami Kokou, Directeur national de la recherche scientifique cité par BBC : « pour le moment nous ne prétendons pas trouver un médicament pour soigner ou prévenir la COVID-19, mais un médicament amélioré qui pourra booster l’immunité des patients et aider les malades à guérir » (BBC, 2021).

En Guinée, l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée regroupe scientifiques et tradi-praticien·ne·s pour mettre au point des médicaments à base de plantes. L’institut a lancé des essais cliniques des médicaments pour traiter la COVID-19.

Au Burundi, suivant ses nouvelles orientations qui portent sur le soutien de la recherche africaine sur la médecine naturelle (Jeune Afrique, 2021), l’OMS propose son appui à la médecine traditionnelle dans le cadre des solutions locales à la lutte contre la COVID-19 (OMS, 2021).

En Tanzanie, en mai 2021, le président Magufuli, en plus d’exhorter les Tanzanien·ne·s à utiliser des remèdes naturels, parmi lesquels figure l’inhalation de vapeur, met en doute l’efficacité des kits de test fabriqués en Chine, qui, selon lui, avaient donné des résultats positifs sur des échantillons prélevés sur une chèvre ainsi que sur une papaye (AA, 2021).

Dans une perspective de reconnaissance pour ces différentes « solutions africaines, l’OMS se présente comme partenaire et soutien des acteurs de la médecine traditionnelle africaine dans le cadre de la riposte à la COVID (OMS, 2021, en ligne), même si ces médicaments traditionnels souvent présentés comme « adjuvants au traitement de la Covid-19 » (Longmene, 2021, en ligne) dans les pays de leur fabrication. Ils ne sont pas cependant valorisés à l’échelle internationale. Aussi, certains laboratoires de recherche mènent des études pour percer le mystère des plantes africaines utilisées comme médicaments. C’est le cas du professeur Monique Simmonds, du Centre de recherche des Kew Gardens de Londres qui explore les vertus de la plante Artémisia contre la COVID (Jeune Afrique, 2021).

Dans une autre perspective qui se veut d’affrontement, plusieurs médias opposent la médecine traditionnelle africaine à la médecine moderne dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. Les solutions africaines sont souvent présentées comme une menace pour les multinationales pharmaceutiques internationales (Courrier International, 2021) productrices de vaccins anti-COVID-19 (Yahoo News, 2021).

Les freins à la vaccination anti-COVID-19 au Cameroun

Le Centre d’étude stratégique de l’Afrique a mis en exergue les principaux mythes sur la COVID-19 qui existent au sein des populations africaines et qui constituent des freins à l’adhésion aux solutions proposées par l’OMS (Africa Center, 2021). Il s’agit de :

  • la COVID n’existe pas;
  • la COVID a été concoctée par mon gouvernement pour se maintenir au pouvoir;
  • les vaccins sont dangereux;
  • la COVID ne constitue pas une menace sérieuse pour les Africains;
  • la COVID n’affecte pas les jeunes;
  • la Chine, la Russie et les États-Unis se font concurrence en essayant d’éliminer les Africains et de réduire notre population pour leurs propres intérêts;
  • les remèdes traditionnels me guériront. Je n’ai pas besoin de vaccins.

Cette étude vise à évaluer le rôle des discours contradictoires entre les différentes parties prenantes, dans la construction d’un de ces préjugés, à savoir « les vaccins sont dangereux ».

L’enquête menée sur un échantillon de 129 personnes de la population camerounaise nous a permis de vérifier l’existence de ces mythes et de mettre en lumière d’autres facteurs liés aux processus de persuasion qui peuvent expliquer la réticence au vaccin. Notre échantillon est réparti selon le graphique 1.

Graphique 1. Répartition socioprofessionnelle

Notre échantillon est majoritaire actif, constitué à 70 % d’étudiant·e·s.

Graphique 2. Répartition par tranche d’âge

Notre échantillon est essentiellement jeune avec 54,7 % de personnes âgées entre 18 et 25 ans, 21 % entre 26 et 30 ans et 19,5 % entre 31 et 45 ans.

Graphique 3. Répartition par sexe

66 % de nos répondant·e·s sont des femmes contre 33,6 % d’hommes.

Graphique 4. Adhésion ou non à la vaccination anti-COVID-19

86 % de nos répondant·e·s déclarent être contre la vaccination anti-COVID-19

Graphique 5. Argument pour justifier l’adhésion ou la non-adhésion au vaccin contre la COVID-19

Les principales raisons avancées pour justifier leurs positions pour ou contre du vaccin sont les suivantes; la confiance en les institutions émettrices (28,2 %), l’existence de solutions médicinales locales (44,4 %), le désaccord entre les différentes parties prenantes (27,4 %) et la polémique sur le caractère dangereux du vaccin (51,6 %).

Graphique 6. Statut vaccinal du·de la répondant·e

81, 1 % de nos répondant·e·s ne sont pas vacciné·e·s.

Graphique 7. Sources d’information des répondant·e·s sur la COVID-19

Comme principales sources d’informations sur la COVID-19, les répondant·e·s se réfèrent à l’OMS (4, 3 %), au Minsanté (62 %), aux médias traditionnels (69,8 %), aux forums de discussions sur les réseaux sociaux (25,6 %), aux médecins (24 %) et aux promoteurs locaux de solution médicinales (14,7 %).

Graphique 8. Classement des sources par les répondant·e·s en fonction de leur crédibilité

Les sources les plus crédibles pour nos répondant·e·s sont par ordre d’importance : le ministère de la Santé (39,2 %), l’OMS (36,8 %), les médecins (35 %), les médias traditionnels (24,8 %), les promoteurs locaux de solutions médicinales (12,8 %) et les fora de discussions sur les réseaux sociaux (12,8 %).

Les principaux résultats de cette enquête sont les suivants :

  • Certains de nos répondant·e·s se sont fait vacciner par contrainte, sans en être persuadés. En effet, sur les 18,9 % qui disent être vaccinés (graphique 5), seulement 14 % déclare être favorable au vaccin (graphique 3). Cette différence pourrait s’expliquer par le fait de l’obligation vaccinale contre la COVID-19 à l’entrée des stades de football au début de la compétition de la Coupe d’Afrique des Nations de Football (CAN) qui s’est tenue au Cameroun de janvier à février 2022; sachant que nos répondant·e·s sont pour la plupart des étudiants 70 %(graphique 1) dont l’âge varie entre 18 et 25 ans 54,7 % (graphique 2) souvent passionnés de football.
  • L’existence des solutions médicinales locales (44 %), le désaccord entre les parties prenantes impliquées dans la recherche sur la COVID-19 (27,4 %) et les polémiques sur le caractère dangereux du vaccin (51,6 %) constituent les principales raisons de l’opposition de nos répondant·e·s aux vaccins. A contrario, la confiance aux institutions qui promeuvent le vaccin apparaît comme la principale raison d’adhésion pour ceux de nos répondant·e·s qui y sont favorables (Graphique 4). Aussi, certains répondant·e·s (28 %) s‘opposent au vaccin bien qu’ils affirment leur confiance dans les institutions promotrices. En effet, 14 % des répondant·e·s déclarent être favorables au vaccin (graphique 3), pourtant 28 % expriment leurs confiances aux institutions qui les promeuvent (Graphique 4). Ceci pourrait s’expliquer par des doutes causés par la multitude de sources d’informations auxquels ils ont accès et qui présentent des avis différents sur la question du vaccin contre la COVID-19 (Graphique 6).
  • Les sources d’informations sur la COVID-19 de nos répondant·e·s sont variées, allant des institutions promotrices du vaccin (OMS 36,8 % et MINSANTE 39,2 % ) aux médias de masse (69,8 %) et foras de discussions en ligne (25,6 %) dans lesquels circulent les différentes controverses sur les vaccins; sans oublier les leaders d’opinion tels que les médecins (28 %), qui pour certains ne sont pas favorables au vaccin anti-COVID-19, et les promoteurs de solutions médicinales locales (12, 8 %), pour qui le vaccin n’aurait aucun intérêt quand ils disposent des solutions efficaces(graphique 6). Les répondant·e·s qui sont les plus dignes de confiance (graphique 7) ne sont pas toujours cohérent·e·s sur leur position vis-à-vis du vaccin anti-COVID-19.

Mise en cause des différentes variables du processus de persuasion

Au regard des résultats présentés ci-dessus, il apparaît quatre principales variables à l’adhésion ou non de nos répondant·e·s au vaccin anti-COVID-19 :

  • les polémiques sur son caractère potentiellement dangereux; le désaccord entre les parties prenantes impliquées dans la recherche de solutions à la COVID-19;
  • l’existence des solutions médicinales locales;
  • le relai de ces différents éléments par des sources perçues comme crédibles contribue à potentialiser leur effet sur les attitudes affirmées de ces répondant·e·s vis-à-vis du vaccin anti-COVID-19.

Ces variables semblent confirmer le postulat du modèle de persuasion dit « Elaboration Likelihood Model » (ELM). En effet, chacune des variables du processus de persuasion, à savoir la source, les messages, le récepteur et le contexte semblent influencer l’adhésion des populations camerounaises au vaccin contre la COVID-19.

Les sources

Nous avons affaire ici à une pluralité de sources tout aussi fiables les unes que les autres, mais qui, par leurs contradictions sur le même sujet, influencent négativement le processus persuasif.

Les messages

Comme pour la source, il y a plusieurs messages qui s’affrontent sur le même sujet. Alors que certaines sources encouragent l’opinion publique à se faire vacciner contre la COVID-19, d’autres questionnent les dangers auxquels s’exposeraient les personnes vaccinées. De quoi alimenter la suspicion et freiner le processus persuasif en faveur du vaccin.

Le récepteur

95 % de nos répondant·e·s ont moins de 45 ans. Les risques qu’ils développent la forme grave de la COVID-19 sont donc réduits comparés à ceux des personnes plus âgées (Paitraud, 2021). Selon la théorie du Health Belief Model de Becker et Rosenstock, citée par Godin (1991), la perception qu’ils ont de leur vulnérabilité à la maladie tout comme celle de la menace de la maladie est très faible.

Le contexte

Tou·te·s nos répondant·e·s résident au Cameroun. En plus de l’absence de confinement, les mesures barrières telles que prescrites par l’OMS et le ministère de la Santé sont dans la réalité de la vie quotidienne très peu respectées (Ndjock et Djadeu , 2021). Malgré cela, le taux de contamination est de 0,14 % au 7 février 2022 (Our World Data, 2021), un taux très bas, comparé à ceux de certains pays où le pass vaccinal est obligatoire, à l’instar de la France (4,19 % de taux de contamination) et des USA (7,60 % de taux de contamination).

 En outre, les solutions médicinales locales, à l’instar de Elixir Covid, Corocur, Palubek’s, Soudicov qui ont été approuvées par le ministère de la Santé comme adjuvants à la lutte contre la COVID-19, ont la très bonne réputation d’être des médicaments efficaces.

 En outre, il existe une suspicion de complot contre l’Afrique relayée dans différents forums de discussion. Cette suspension est engendrée par les discours des médias qui présentent les solutions médicinales locales africaines comme une menace pour les vaccins contre la COVID-19 promus par l’OMS.

Chacune de ces variables présentées dans cette étude contribue à limiter l’adhésion des Camerounais·es et des Africain·e·s en général, à la vaccination contre la COVID-19. La discordance discursive des différentes parties prenantes en est un facteur majeur, mais pas le seul mis en cause. Le contexte et le profil du récepteur jouent également un rôle important dans le processus de persuasion et d’adhésion des cibles.

Conclusion

Dans un contexte de controverse sur la vaccination contre la COVID-19, nous avons mené une réflexion sur la dissonance discursive entre les émetteurs ou principaux producteurs de contenu en la matière comme facteurs de réticence des populations africaines et camerounaises en particulier à la vaccination anti-COVID-19.

Nous avons analysé le contenu des médias disponibles en ligne sur les solutions africaines à la COVID-19 d’une part et des résultats d’une enquête d’opinion effectuée auprès des Camerounais·es sur leur perception de la vaccination en question; et nous avons interrogé les différentes variables contribuant à freiner leur adhésion à la vaccination à partir du modèle de persuasion dit « Elaboration Likelihood Model » (ELM).

Ces analyses démontrent que l’existence d’une pluralité de sources perçues comme crédibles, qui s’opposent par leurs arguments sur la question de la vaccination contre la COVID-19, contribue à réduire leur capacité à persuader les populations camerounaises. Les autres variables telles que les messages contradictoires, la perception qu’ont les récepteurs de leur vulnérabilité à la COVID-19 et le contexte marqué, entre autres, par des solutions médicinales locales réputées efficaces, ainsi que la suspicion d’un complot des industries pharmaceutiques internationales contre l’Afrique, favorisent davantage la réticence vis-à-vis du vaccin contre la COVID-19. Ceci confirme le postulat du modèle de persuasion dit « Elaboration Likelihood Model » (ELM). Dans une perspective plus opérationnelle, on pourrait alors réfléchir à l’implémentation de ce modèle dans les campagnes de marketing social au Cameroun, de manière à accroitre leur efficacité pour l’intérêt général.

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